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[BAL MABILLE - MAHELIN (Paul)]. Les Mémoires…

Lot 110
800 - 1 000 €
Résultats avec frais
Résultat: 1 250 €

[BAL MABILLE - MAHELIN (Paul)]. Les Mémoires…

[BAL MABILLE - MAHELIN (Paul)].
Les Mémoires du bal Mabille.
Paris : chez tous les libraires, 1864. — In-16, 140 x 95 : (2 ff.), 124 pp. Demi-percaline rouge, dos lisse, non rogné (reliure de l’époque).

Édition originale de ce très intéressant et rare opuscule sur le bal Mabille, composé par Paul Mahélin, apparemment un habitué des lieux.
Le bal Mabille a été fondé en 1831 par Mabille père, professeur de danse du faubourg Saint-Honoré. L’établissement était situé sur l’actuelle avenue Montaigne. Ce fut le lieu le plus en vogue à l’époque où la reine Pomaré popularisa la polka et où le danseur Chicard introduisit le cancan. Il accueillit sous le Second Empire les plus célèbres danseuses comme Rigolboche et Céleste Mogador. Il ferma ses portes en 1875 et fut démoli en 1892.
Dans cet ouvrage, Mahelin commence par un historique, poursuit en parlant des lorettes, puis donne le portrait rapide et parfois peu flatteur des « dames du temps jadis » (Reine Pomaré, Maria, Mogador et Clara Fontaine) et des « Nouvelles dynasties » (Rigolette, Rose Pompon, Frisette, Amélie Panache, Pélagie, Séraphine, etc.). Les derniers chapitres portent sur « Mabille en 1863 » (décor, public, acteurs, actrices, « la Solitaire »), les « Cours de danses et de danseuses » ainsi que des « Reines modernes » (Alice la Provençale, Finette, Rosalda, madame Andrea).
Dans son chapitre « Cours de danses et de danseuses », l’auteur donne ce portrait de Rigolboche : « Rigolboche constitue l’une des trois plus grossières erreurs de la génération contemporaine. Les deux autres sont Léotard et M. Renan. D’un coup de sa grosse vilaine patte à faire rougir la reine Pédauque, elle a chassé de la chorégraphie la grâce, l’expression, l’esprit, pour les remplacer par la difficulté. »
Exemplaire unique, presque entièrement interfolié.
Sur chaque feuillet ajouté a été collé une photographie originale de l’époque, un dessin ou une gravure, représentant pour la majorité les danseuses et lorettes mentionnées dans l’ouvrage. Parmi les photographies se trouve celles de Maria, Mogador, Rigolette, Rose Pompon et Amélie Panache. La photo placée en frontispice représente la danseuse Alice la Provençale. Les dessins, à l’encre de Chine, représentent Reine Pomaré nue de dos, Clara Fontaine, « la lorette en février 1848 », Musquette, Frisette, les sœurs Souris seins nus, la Dinde, ainsi que les danseuses Adèle, Rigolboche, Alice la Provençale, Finette et Rosalba.
Reliure modeste présentant quelques usures. Mouillures claires.
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