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Paul CLAUDEL (1868-1955). 17 L.A.S. et 1…

Lot 33
1 200 - 1 500 €

Paul CLAUDEL (1868-1955). 17 L.A.S. et 1…

Paul CLAUDEL (1868-1955). 17 L.A.S. et 1 carte de visite autographe, 1916-1925, à Henry Cochin ; 24 pages formats divers, qqs en-têtes, et la plupart avec enveloppe ou adresse (plus 6 enveloppes)
Belle correspondance à l’historien spécialiste de Dante, et président de la Société Saint-Jean pour le développement de l’art chrétien.
Paris 6 janvier 1916. Sa traduction de la Vita Nova de Dante « sera la joie de mon voyage ». Il dit aussi la « grande émotion » qu’il lui a procurée « chez ces pauvres petits enfants. Quelle belle œuvre et combien je suis fier d’avoir pu m’y associer un peu, en tous cas du meilleur de moi-même ». Il envoie une « petite obole, qui me serait largement payée par les prières de toutes ces âmes saintes dont j’ai un puissant besoin en ce moment pour moi et les miens »… 26 décembre 1916. « Ce sera un grand honneur pour moi de voir ma pièce jouée par les enfants de S. Jean de Dieu. Je me ferai une vraie joie d’assister à la représentation ». Mais il avoue son embarras, car il a autorisé le directeur d’un autre patronage à la faire jouer, « et il avait même invité le Cardinal à la première qui devait avoir lieu le 14 janvier ! »... Légation de France au Brésil, 2 avril 1918. Il a reçu les imprimés pour l’œuvre des églises dévastées, et en a fait bon usage. « Sur la prière de Mgr. Péchenard, je me suis particulièrement intéressé au diocèse de Soissons qui est le mien. Sur 15.000 francs que nous a rapportés le sermon de charité de Rio, la moitié est allée aux églises. Deux autres sermons vont être prêchés à Pernambouc et à Saô Paulo »... Il le prie de dire sa reconnaissance au Supérieur des Frères de Saint-Jean de Dieu « de la charité qu’il a de prier pour ma pauvre âme »...
Légation de France à Copenhague, 31 janvier 1921 :« Voici le poëme sur Dante. J’ai peur que malgré votre indulgence pour moi, vous le trouviez bien mal et difficile »... 10 février. Il n’avait pas compris ses intentions par rapport à son Ode jubilaire, mais la combinaison proposée lui paraît la meilleure. « Je n’ai plus que quelques vers à écrire. Je vais immédiatement saisir la N.R.F. Il faudrait que la chose allât assez vite, car je viens d’être nommé Ambassadeur au Japon »... 26 février. « Quand pendant de longs mois on a vécu l’esprit uniquement tendu sur une œuvre, on ne sait plus exactement si elle est bien ou mal [...]. Dans le dur combat qu’ils soutiennent pour arriver à l’expression, les pauvres poëtes ont besoin de temps en temps d’être réconfortés par des sympathies précieuses comme la vôtre et celle de M. Pératé que je connais et que j’estime depuis longtemps. N’est-ce pas lui qui a fait autrefois une traduction des Fioretti en style du 17e siècle qui m’avait beaucoup frappé ? Je suis sûr que celle de la Divine Comédie sera superbe, et je serai fier de figurer avec lui sous la même couverture »... C’est bien chant qu’il faut écrire : « J’ai probablement été hypnotisé par l’agréable vibration du mot Canzone »... Paris 26 mars. « C’est vous [...] qui avez raison en ce qui concerne Pétrarque, que vous avez étudié plus que moi. On a toujours raison quand on admire »... 18 mai. Ému par l’hommage inattendu, il ne l’a pas remercié comme il l’aurait dû. « Je ne suis pas orateur, comme vous vous en êtes aperçu et je ne voulais pas nuire à la solennité de l’occasion »... 13 juin. « Je n’ai pris aucun engagement pour l’Introduction que j’ai écrite sur votre prière à mon Ode jubilaire et je la tiens à votre disposition »... 25 juin. « Merci pour l’envoi du recueil de contes dont j’ai déjà lu quelques pages qui m’ont charmé par leur puissante saveur de terroir »... Château d’Hostel (Ain) 5 juillet. « Vous exercez décidément sur moi une autorité irrécusable ! J’ai repris mon Introduction et je l’ai terminée »... [Paris 12 juillet 1922]. Sympathie pour la mort de son frère, « le grand catholique Denys Cochin »...
Ambassade de France au Japon, Tokyo 21 septembre 1922. « Je m’intéresse beaucoup au Japon. C’est un pays très négligé jusqu’ici par la France et où nous comptons beaucoup de sympathies latentes qui ne demandent qu’à se réveiller. Je vous envoie ci-joint une petite conférence que j’ai faite à Nikkô devant un public d’étudiants auxquels s’étaient joints les fonctionnaires de la Cour, et les prêtres des fameux temples, en belles redingotes noires ! »...
Il est question ailleurs d’épreuves, d’envois, de souscriptions et aumônes...
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