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Joris-Karl HUYSMANS (1848-1907). Manuscrit…

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Joris-Karl HUYSMANS (1848-1907). Manuscrit…

Joris-Karl HUYSMANS (1848-1907). Manuscrit autographe signé, Bouquins, [1899] ; 4 pages in-fol. montées sur onglets, reliure bradel demi-percaline crème.

Belles pages de critique d’art et de critique littéraire.
Cet article, paru dans L’Écho de Paris du 26 avril 1899, n’a jamais été repris en volume ; il a été republié dans le Bulletin Huysmans n° 49 (1965). Le manuscrit a servi à l’impression, et comporte des ratures et corrections.
Huysmans commence par un volume de critique de Barbey d’Aurevilly, regrettant vivement la dispersion forcée de cet écrivain : « Que d’heures perdues dans cet au jour le jour du journalisme ! S’il n’avait été obligé, à cause de la mévente de ses livres, de façonner tant d’articles, peut-être nous aurait-il donné cette suite de romans sur la chouannerie du Cotentin [...]. Il n’est pas dans la littérature contemporaine, de plus ardentes et de plus fières pages que celles de l’Ensorcelée, et personne, sans excepter Balzac, n’a mieux rendu que l’auteur du Chevalier des Touches l’aspect et la senteur d’un salon de province [...] ce style aux couleurs fracassantes, aux épithètes de bataille, aux verbes qui font feu des quatre pieds, vous tonifient »… Cependant, Barbey critique « n’est pas sans inquiéter pourtant un peu, car il est en même temps spirituel et trop prévenu, grandiloquent et futile »… Après avoir parlé d’Ernest Hello, dont le même Barbey avait souligné les défauts, et de Dom Legeay, trop méconnu, Huysmans en vient à L’art du XIIIe siècle en France, la célèbre thèse de doctorat d’Émile Mâle, qui fit sensation en 1899. Le sujet ne pouvait qu’intéresser l’auteur de La Cathédrale. « La lecture des basiliques a donc fait un pas de plus, avec lui »… Mais Huysmans formule aussi des critiques : « Après avoir très véridiquement établi que rien dans une cathédrale n’a été laissé au hasard, M. Mâle soutient tout à coup que la flore et la faune de ces édifices sont de simples amusettes d’artistes et qu’elles ne parlent nullement la langue des symboles. Pourquoi cette différence entre ces deux branches de la symbolique et les autres ? Certes, il y a eu des excès d’interprétation », dont il a lui-même relevé dans La Cathédrale »… Il termine par un éloge de ce « volume bourré de remarques et nourri de faits, un condensé, une sorte d’of meat de renseignements exacts qui forme un ensemble, un tout, d’une réelle ampleur »…
Ancienne collection du Président Robert Schuman (I, 1965, n° 137).
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