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Pierre LOTI (1850-1923). Manuscrit autographe…

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Pierre LOTI (1850-1923). Manuscrit autographe…

Pierre LOTI (1850-1923). Manuscrit autographe signé, Propos d’exil ; titre et 45 pages petit in-4, reliées demi-vélin à coins au chiffre P.C. en lettres gothiques dorées dans le coin sup. droit (étiquette de titre au dos en partie disparue ; page de titre renforcée au dos).

Très beau manuscrit, journal du séjour de Loti au Tonkin en 1883, qui sera publié en juin 1887 chez Calmann-Lévy.
Écrits à l’encre violette, ces Propos d’exil sont ici dédiés (sur le titre et en tête de la première page du manuscrit) à la duchesse Alice de Richelieu [l’édition est dédiée « À la mémoire de Madame Lee Childe née Blanche de Triqueti »]. Ils sont datés d’Août 1883 au 16 décembre 1883. Le manuscrit correspond à la première partie du livre auquel ces Propos d’exil donnent le titre (chap. II à XV), sans le premier chapitre qui est le récit « Corvée matinale » (ici chapitres I à XIV) ; il présente quelques variantes avec l’édition.
Lieutenant de vaisseau, Julien Viaud (Loti) a été envoyé à bord du cuirassé Atalante faire la campagne du Tonkin.
Loti, endormi près d’une vieille pagode, évoque son départ de France, l’escale à Alger, le passage de Suez, la vision de Ceylan, l’arrivée au Tonkin, la prise de Than-an, puis la paix du séjour à Tourane avec de merveilleuses évocations. Reconnaissance à Shun-an. La vie à bord. Loti rêve à son enfance, à sa mère, à sa sœur. Les drames de la guerre, les événements de Hué. Installation du marchand chinois Shang-Hoo à Tourane. Une vieille femme vient dans la pagode implorer Bouddha. Le 14 décembre, Loti apprend qu’il est rappelé en France à cause de ses articles sur l’expédition du Tonkin. Faisant ses adieux à son matelot, ils évoquent ensemble la Bretagne. Départ sur la Corrèze. Pleine mer...
Citons le dernier chapitre : « Cela s’enfuit très vite, s’efface dans le bleu. Avant midi nous sommes au large. Alors vient cette paix de la mer, de la mer qui change et anéantit tout ; c’est comme un trait final tiré à jamais sur ce temps qui vient de s’accomplir. Et, au milieu de cette paix-là, voici que, dans ma tête, la Circé et la baie de Tourane s’effondrent brusquement, s’évanouissent comme dans un extrême lointain, me laissant à peine un souvenir. Je savais bien que cela passerait, mais cette rapidité me confond. En somme, il n’y a jamais eu que l’amour qui ait pu m’attacher d’une façon un peu durable à certains lieux de la Terre… »
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