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Claude MONET (1840-1926). L.A.S. « ton vieux…

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Claude MONET (1840-1926). L.A.S. « ton vieux…

Claude MONET (1840-1926). L.A.S. « ton vieux qui t’aime Claude », Londres Samedi 2 février 1901, à sa femme Alice, « Ma bonne chérie » ; 8 pages in-8, en-tête Savoy Hotel.

Superbe lettre sur les funérailles de la Reine Victoria.
Il raconte son dîner à Piccadilly avec Hunter, et celui de la veille « chez l’ami de Sargent un peintre américain tout à fait gentil [Harrison]. Chose drôle en entrant dans la maison très bien arrangée, il me semblait y être déjà venu et une fois dans la salle à manger il n’y avait pas de doute c’est en effet une des nombreuses maisons qu’a habité Whistler »... Il a eu beaucoup de peine à rejoindre Sargent pour voir le cortège funèbre, et dès 8 heures du matin il a bravé une « foule de curieux, de troupes et de policemen »pour se rendre dans une maison face au palais Buckingham. Il y a notamment rencontré « un grand écrivain américain vivant tout à fait en Angleterre parlant admirablement français et qui a été tout à fait charmant avec moi m’expliquant tout me montrant toutes les personnalités de la cour etc. (il s’appelle Henry James) Sargent dit que c’est le plus grand écrivain anglais [...] On a attendu jusqu’à près de midi, et comme il faisait froid, on faisait passer du bouillon. Il y avait bien cent personnes dans la maison placé à tous les étages, et j’ai eu la chance d’être au premier ainsi que Sargent »... Ce fut un spectacle unique, avec « un temps superbe un léger brouillard avec demi soleil et comme fond de St James Parc mais quelle foule et c’eût été beau d’en pouvoir faire une pochade. Dans tout ce noir de la foule ces cavaliers en manteau rouge ces casques enfin cette quantité d’uniformes de tous les pays. Mais sauf le recueuillement de tous au passage du corbillard, que cela ressemblait peu à un enterrement. D’abord pas de crèpe pas de noir toutes les maisons ornées d’étoffes mauves, le corbillard un affût de canon traîné par de magnifiques chevaux café au lait couverts d’or et d’étoffes de couleur. Puis enfin le roi et Guillaume qui m’a paru d’un maigrelet qui m’a stupéfait. Je m’attendais à lui voir une belle allure. Quand au roi épatant à cheval et de grande tournure. Cela du reste était superbe. Quel luxe d’or et de couleur, et les voitures de gala donc, les attelages. J’en avais presque mal aux yeux. Mais ce qui était le comble c’était de voir d’en haut cette immense foule se disperser une fois le dernier soldat passé »...
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