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Guillaume Benjamin Duchenne de Boulogne (1806-1875)

Lot 174
20 000 - 30 000 €

Guillaume Benjamin Duchenne de Boulogne (1806-1875)

Mécanisme de la physionomie humaine ou Analyse éléctrophysiologique de l’expression des patients applicable à la pratique des arts plastiques par le Docteur G.-B. Duchenne (de Boulogne). Paris Ve Jules Renouard, Libraire, 1862. Portfolio in-8 (28 x 19 cm), édition originale, chemise restaurée avec titre en lettres dorées sur le premier plat, étiquette de titre manuscrit sur le dos et liens en coton, comprenant 128 pp. de texte imprimé en fascicule non relié et 73 fig. dont 2 fig. dans le texte et 71 épreuves sur papier albuminé contrecollées sur carton non relié avec légende imprimée (fig. 3 à 73). Exemplaire dédicacé et signé par Duchenne de Boulogne à Monsieur Émile Littré: «À M. Littré membre de l’Institut, hommage de l’auteur Duchenne de Boulogne». Format moyen des épreuves: 10,7 x 9,2 cm Les visages excessivement expressifs accolés aux rhéophores de Duchenne de Boulogne marquent l’imaginaire de la photographie scientifique de ce milieu du XIXe siècle. Alors que l’électricité n’avait pas encore investi les rues et les immeubles de la capitale, Duchenne de Boulogne débute ses travaux sur l’électricité appliquée au corps humain. Il étudie les expressions du visage détachées de toutes émotions par la contraction électrique des différents muscles qui le composent. Les résultats obtenus sont catégorisés en «Muscles de la joie et de la bienveillance», «Muscles complémentaires de la surprise» ou encore «Muscles du pleurer et du pleurnicher». Ils sont publiés dans son ouvrage Mécanisme de la physionomie humaine illustré par la photographie. Initié dès 1852 à la photographie, parfois assisté dans ses expériences par Paul Nadar, Duchenne de Boulogne prend part aux séances des deux côtés de la chambre noire. Véritable metteur en scène, le scientifique orchestre les expériences et les prises de vues. Ses mains tiennent les rhéophores, outils qui conduisent l’électricité jusqu’au sujet, et sont visibles sur bon nombre d’épreuves. Catherine Mathon suggère que les extrémités noircies des doigts de Duchenne de Boulogne trahissent sa qualité de photographe et la manipulation de sels d’argent. «Toute figure peut devenir moralement belle par la peinture fidèle des émotions de l’âme». (Duchenne de Boulogne dans la partie esthétique de l’édition tardive de l’ouvrage) Bibliographie: Catherine Mathon, Duchenne de Boulogne, 1806-1875, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, 1999. Monique Sicard, La Fabrique du regard: images de science et appareils de vision (XVe-XXe siècle), Paris, Odile Jacob, 1998. Don Littré
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