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CYRILLE RUFFIER DES AIMES (1844-1916) & ATTRIBUÉ…

Lot 1
30 000 - 50 000 €
Résultats avec frais
Résultat: 38 750 €

CYRILLE RUFFIER DES AIMES (1844-1916) & ATTRIBUÉ…

CYRILLE RUFFIER DES AIMES (1844-1916) & ATTRIBUÉ À CYRILLE RUFFIER DES AIMES (1844-1916)

Exceptionnel ensemble japonisant en acajou, bronze et nacre exécuté à la fin du XIXe siècle et composé comme suit :

- Un spectaculaire meuble ouvrant par deux portes, en partie vitrées, en façade. Le fronton est au décor d’un gigantesque dragon en bois sculpté à patine cuivrée et de motifs, également sculptés, de branches fleuries. Le bas des vantaux, les montants, les encadrements de porte et le fronton reçoivent de riches décors évoquant l’Asie et réalisés en fines marqueteries de nacre. La base, terminée par des pieds griffes est achevée d’attributs chimériques en bronze doré. Accidents, manques et état d’usage. Intérieur muni d’étagères. 280 x 180 x 60 cm

- Un cabinet ; la partie basse à deux portes pleines, la partie haute vitrée d’un côté et des tablettes de l’autre, le dessus sommé d’un long dragon en acajou sculpté. Médaillons décoratifs aux motifs floraux et d’animaux en marqueterie de nacre, attributs en bonze doré aux angles et en façade, les ceintures figurant des nuages stylisés en acajou sculpté. Prises en bronze doré aux attributs animaliers (tortue et batracien). 205 x 92 x 44 cm

- Un bureau à caissons et à un gradin présentant des niches et des tiroirs et sommé d’un dragon formant lampe. Le caisson gauche s’ouvre par une série de tiroirs, le droit par une porte pleine et la ceinture par trois tiroirs. Les bases terminées par des pieds griffes. Différents décors d’oiseaux branchés en marqueterie de nacre, motifs décoratifs de dragons en bronze doré, frontons figurant des nuages stylisés en acajou sculpté. Prises et poignées en bronze doré aux attributs animaliers (tortues, loutres, salamandres, etc.). Système secret d’ouverture des tiroirs. Accidents et manques. 117 x 140 x 70 cm

- Un ensemble de salon composé de deux grandes chaises en pendants et de deux chaises d’appoint en pendants. Les dossiers ajourés et aux motifs de dragons et de rongeurs, les ceintures aux motifs géométriques et les pieds avant cambrés terminés par des griffes. Les dossiers et les assises (re)tapissés de soieries dans le goût de l’Asie. Les deux grandes chaises estampillées RUFFIER, gravé en lettres cursives sur l’arrière. Grandes : 92 x 50 x 42 cm - Petites : 92 x 44 x 36 cm

- Un exceptionnel fauteuil asymétrique entièrement sculpté. L’accotoir formé d’un impressionnant dragon en ronde-bosse, le dossier aux décors de branches fleuries et d’un second animal chimérique, la ceinture aux motifs géométriques et les pieds avant cambrés terminés par des griffes. Le dossier et l’assise (re)tapissés de soieries dans le goût de l’Asie. Estampillé RUFFIER, gravé en lettres cursives sur l’arrière. 102 x 68 x 68 cm

- Un écran de cheminée à l’encadrement mouluré au décor sculpté d’un grand dragon et de branches fleuries. Motifs décoratifs en marqueterie de nacre et d’un second dragon en bronze doré. Les pieds avant cambrés terminés par des griffes. Le recto et le verso (re)tapissés de soieries dans le goût de l’Asie. 112 x 120 x 40 cm

- Une table à écrire ouvrant par un tiroir en ceinture ; le dessus façon feuille de parchemin. La ceinture aux motifs géométriques et les pieds cambrés terminés par des griffes. Motifs décoratifs en application ; têtes de chimère réalisées en bronze doré sur les jambages, fleurs et personnages en ivoire sur le plateau et la ceinture. 78 x 102 x 65 cm

- Une importante sellette à quatre jambages sommés de têtes de chimère et aux réceptions en griffes. Le plateau d’entrejambe et la ceinture du plateau supérieur aux motifs géométriques sculptés en ajours. Attributs décoratifs en bronze doré sur l’épaulement des pieds et au centre du plateau d’entrejambe. Hauteur : 95 cm - Diamètre : 50 cm

Provenance :
Selon la tradition orale familiale de l’ancien propriétaire de cet ensemble, ce mobilier aurait appartenu à M. Raymond Poincaré, président de la République de 1913 à 1920.
CYRILLE RUFFIER DES AIMES (1844-1916)

Cyrille Ruffier des Aimes naît le 29 janvier 1844 à Champagny-en-Vanoise en Savoie et décédera dans la même ville le 13 avril 1916.
Ouvrier ébéniste de talent, il ouvre sa propre ébénisterie d’art à Paris en 1881, « Ruffier des Aimes & Cie ». Ses ateliers et magasins de vente se trouvent 11 rue Basfroi - 1 passage Rauch à Paris, tout près du Faubourg Saint-Antoine. En 1887, sa manufacture dotée d’une machine à vapeur - une rareté en ébénisterie à cette époque - emploie cinquante ouvriers. Quatre années plus tard, elle en compte quatre-vingts. 

D’abord fabricant de mobilier de style (Henri II, Louis XIV, XV, XVI, etc.), c’est face à l’engouement pour ce type de créations qu’il se spécialise peu à peu dans le mobilier « fantaisie », dans les goûts japonais et chinois. Ses vitrines, écrans de cheminée, bureaux, sellettes, etc. sont ainsi salués par les critiques de l’époque : « (…) ce sont surtout ses meubles de fantaisie qui ont attiré notre attention. Ici, l’originalité éclate de toutes parts ; tout est créé, tout est unique ; les dessins, les modèles sont tous entièrement exécutés dans les ateliers de la maison, et quand on achète un de ces meubles, on est sûr d’avoir un objet d’art dont il n’existe nul autre exemplaire, qu’on ne trouvera ni dans aucune maison de meubles, ni dans aucun appartement. ». (Le panthéon de l’industrie, n°655, 11 septembre 1887).

Travaillant diverses essences de bois, Ruffier des Aimes et Cie a une prédilection pour l’acajou, comme c’est le cas avec l’ensemble présent, et le bois de poirier. Les incrustations de nacre et d’ivoire, d’une qualité et d’une finesse tout à fait remarquables, sont exécutées par des artistes Tonkinois. 

Il expose et reçoit notamment plusieurs distinctions aux expositions de l’Union Centrale des Arts Décoratifs de 1887, 1888, 1889 et 1890. Lors de l’Exposition du Travail de 1891, on lui décerne le 2ème prix d’ébénisterie artistique et une médaille de vermeil pour ses meubles.
Les meubles de Ruffier des Aimes, loin d’être tous estampillés, sont très souvent confondus avec les créations de la maison Gabriel Viardot ; aussi, il est plus que probable que des œuvres conservées dans de prestigieuses institutions et attribuées à Gabriel Viardot soient en fait issues de ses ateliers.

L’exceptionnel ensemble de mobilier soumis au feu des enchères aurait, selon la tradition familiale, appartenu à M. et Mme Raymond Poincaré.
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