Pierre Paul Rubens, La bataille des amazones


Découvert par David Jaffé en 2005, notre tableau est à l'origine de l'exposition de la National Gallery de Londres sur le génie précoce dont témoignent les débuts de Rubens.

Notre tableau constitue un puzzle de motifs empruntés à l'art classique et à la Renaissance, en particulier aux sculptures : le groupe d'Hercule luttant avec deux femmes est une évocation du célèbre antique du Laocoon (découvert à Rome en 1506, ill.3) et rappelle également L'Enlèvement des Sabines de Giambologna à Florence. Le cheval cabré de profil à l'extrême gauche fait écho à celui des Dioscures de Monte Cavallo, à Rome.

Notre tableau constitue un puzzle de motifs empruntés à l'art classique et à la Renaissance, en particulier aux sculptures : le groupe d'Hercule luttant avec deux femmes est une évocation du célèbre antique du Laocoon (découvert à Rome en 1506, ill.3) et rappelle également L'Enlèvement des Sabines de Giambologna à Florence. Le cheval cabré de profil à l'extrême gauche fait écho à celui des Dioscures de Monte Cavallo, à Rome. D'autres figures du groupe de Niobé et ses enfants, dont les éléments dispersés furent découverts en 1583 et exposés dans le jardin de la Villa Médicis à Rome, alors que des poses de certains personnages au premier plan sont empruntées à Michel-Ange. Les chevaux reprennent le motif central de La Bataille d'Anghiari de Léonard de Vinci (et la composition d'ensemble et d'autres détails font référence à la Bataille de Constantin contre Maxence (La Bataille du Pont Milvius) de Raphaël au Vatican, à La Bataille de Spolète de Titien perdue. Il regarde aussi les fresques de Giolo Romano au Palais du Té, notamment les chevaux de la salle de Troie. Rubens réinvente et réorchestre toutes ces sources. Un ou deux dessins contestés ont été mis en rapport avec notre tableau (Edinbourg, National Gallery of Scotland, une copie d'après un dessin perdu en collection privée).
 

Rubens obtient sa maîtrise en 1598, il se forme chez le paysagiste flamand Tobias Verhaecht et le peintre d'histoire Otto van Veen. Nommé cinq and plus tard, en 1603 peintre de la cour de Mantoue par l'important mécène et collectionneur Vincent de Gonzague, Rubens réalise alors ses premiers grands chefs d'oeuvre intégrant toute sa culture gréco- romaine dépassant les compositions de la Renaissance et du Maniérisme. Le peintre exprime une fluidité de mouvement ainsi qu'un enchaînement tourbillonnant des groupes qui appartient pleinement au Baroque dont ce tableau est l'une des premières expressions. Au moment où la plupart des artistes hésitent entre le réalisme de Caravage et le Classicisme des Carrache, Rubens trouve déjà son style personnel qu'il va développer tout au long de sa carrière et qui influencera la peinture européenne pendant des siècles. Chargé d'une mission en Espagne par Vincent de Gonzague, en 1603, Rubens reçoit la commande du Portrait équestre du duc de Lerma (Madrid, musée du Prado), ministre le plus puissant du pays. Rubens n'hésite pas à reprendre les éléments de notre toile : la présence de l'armée dans le lointain, la tenue du maure du cheval, la tête du cheval, les trainées de nuages, de poussière où percent des rayons de lumière.


Rubens obtient sa maîtrise en 1598, il se forme chez le paysagiste flamand Tobias Verhaecht et le peintre d'histoire Otto van Veen. Nommé cinq and plus tard, en 1603 peintre de la cour de Mantoue par l'important mécène et collectionneur Vincent de Gonzague, Rubens réalise alors ses premiers grands chefs d'oeuvre intégrant toute sa culture gréco- romaine dépassant les compositions de la Renaissance et du Maniérisme. Le peintre exprime une fluidité de mouvement ainsi qu'un enchaînement tourbillonnant des groupes qui appartient pleinement au Baroque dont ce tableau est l'une des premières expressions. Au moment où la plupart des artistes hésitent entre le réalisme de Caravage et le Classicisme des Carrache, Rubens trouve déjà son style personnel qu'il va développer tout au long de sa carrière et qui influencera la peinture européenne pendant des siècles. Chargé d'une mission en Espagne par Vincent de Gonzague, en 1603, Rubens reçoit la commande du Portrait équestre du duc de Lerma (Madrid, musée du Prado), ministre le plus puissant du pays. Rubens n'hésite pas à reprendre les éléments de notre toile : la présence de l'armée dans le lointain, la tenue du maure du cheval, la tête du cheval, les trainées de nuages, de poussière où percent des rayons de lumière.

 
Dans notre tableau, un sens luministe nouveau apparaît. La grande trouée des rayons de soleil dans les nuages blancs dans un bleu limpide est d'une liberté absolue, prélude à l'art d'un Velázquez (Les Lances, v. 1635, Musée du Prado) ou Delacroix  Nous remercions David Jaffé d'être venu revoir notre tableau et de confirmer de nouveau l'attribution. Nous remercions aussi Nils Büttner et Bert Schepers d'avoir revu notre tableau en avril 2026 et de nous avoir confirmé l'attribution et la datation. Tous trois sont toujours aussi enthousiastes.


Dans notre tableau, un sens luministe nouveau apparaît. La grande trouée des rayons de soleil dans les nuages blancs dans un bleu limpide est d'une liberté absolue, prélude à l'art d'un Velázquez (Les Lances, v. 1635, Musée du Prado) ou Delacroix (Les Massacres de Scio,1824, Musée du Louvre). Nous remercions David Jaffé d'être venu revoir notre tableau et de confirmer de nouveau l'attribution. Nous remercions aussi Nils Büttner et Bert Schepers d'avoir revu notre tableau en avril 2026 et de nous avoir confirmé l'attribution et la datation. Tous trois sont toujours aussi enthousiastes.

Date de la vente
Mardi 16 juin à 14h30

Exposition :
Samedi 13 juin de 11 h à 18 h
Lundi 15 juin de 11 h à 18 h
Mardi 16 juin de 11 h à 12 h

Lieu : Hôtel Drouot, salle 9


Contact général : marc.guyot@ader-paris.fr
Contact presse : paul.rocle@ader-paris.fr