Château d'Arcangues : l’inventaire d’un héritage basque


Les 10 et 11 septembre, la Maison de ventes Ader dispersera, sur place, le mobilier et les collections du château d'Arcangues. Près de 500 lots retracent la longue histoire d'une demeure familiale intimement liée au village qui porte son nom, et dont les armes trônent encore sur la place d'Arcangues (Arrangoitze en basque).

Le château tel qu'il se dresse aujourd'hui est le troisième à veiller sur ces terres. Deux demeures l'ont précédé, chacune ayant transmis sa part d'histoire aux habitants des lieux. De cette longue continuité est née une maison où la grande Histoire, à plusieurs reprises, a franchi le seuil.

Les 10 et 11 septembre, la Maison de ventes Ader dispersera, sur place, le mobilier et les collections du château d'Arcangues. Près de 500 lots retracent la longue histoire d'une demeure familiale intimement liée au village qui porte son nom, et dont les armes trônent encore sur la place d'Arcangues (Arrangoitze en basque).  Le château tel qu'il se dresse aujourd'hui est le troisième à veiller sur ces terres. Deux demeures l'ont précédé, chacune ayant transmis sa part d'histoire aux habitants des lieux. De cette longue continuité est née une maison où la grande Histoire, à plusieurs reprises, a franchi le seuil.

Wellington, hôte du château
À l'hiver 1813-1814, les batailles de la Nive opposent, aux portes du village, les troupes du duc de Wellington à celles du maréchal Soult. Le duc établit alors son quartier général au château d'Arcangues. À son départ, en témoignage de sa reconnaissance envers ses hôtes, il leur offre une verseuse en argent. Conservée par la famille durant plus de deux siècles, elle figure parmi les lots emblématiques de la vente : rare vestige d'un épisode où la grande Histoire est venue jusque dans les salons de la demeure.
 

Rubens obtient sa maîtrise en 1598, il se forme chez le paysagiste flamand Tobias Verhaecht et le peintre d'histoire Otto van Veen. Le peintre exprime une fluidité de mouvement ainsi qu'un enchaînement tourbillonnant des groupes qui appartient pleinement au Baroque.

Un refuge aux portes de l'Espagne
Un siècle plus tard, la guerre civile espagnole de 1936 trouve un écho immédiat au château. Situé à quelques kilomètres seulement de la frontière, il accueille des réfugiés venus de l'autre côté des Pyrénées, prolongeant une vocation de refuge inscrite dans sa géographie même.

L'Occupation et la déportation
Durant la Seconde Guerre mondiale, le domaine subit les contraintes de l'Occupation : les troupes allemandes, puis leur état-major, s'y installent jusqu'à la Libération. Le marquis Pierre d'Arcangues et son fils aîné Michel sont alors mobilisés. La guerre finit par atteindre directement la famille : arrêtés par la Gestapo, les Arcangues sont déportés dans un camp de travail. Cet épisode, l'un des plus douloureux de l'histoire du château, rappelle que derrière ces murs se sont aussi joués des destins profondément marqués par les tragédies du XXe siècle.
 
Rubens obtient sa maîtrise en 1598, il se forme chez le paysagiste flamand Tobias Verhaecht et le peintre d'histoire Otto van Veen. Nommé cinq and plus tard, en 1603 peintre de la cour de Mantoue par l'important mécène et collectionneur Vincent de Gonzague, Rubens réalise alors ses premiers grands chefs d'oeuvre intégrant toute sa culture gréco- romaine dépassant les compositions de la Renaissance et du Maniérisme. Le peintre exprime une fluidité de mouvement ainsi qu'un enchaînement tourbillonnant des groupes qui appartient pleinement au Baroque dont ce tableau est l'une des premières expressions. Au moment où la plupart des artistes hésitent entre le réalisme de Caravage et le Classicisme des Carrache, Rubens trouve déjà son style personnel qu'il va développer tout au long de sa carrière et qui influencera la peinture européenne pendant des siècles. Chargé d'une mission en Espagne par Vincent de Gonzague, en 1603, Rubens reçoit la commande du Portrait équestre du duc de Lerma (Madrid, musée du Prado), ministre le plus puissant du pays. Rubens n'hésite pas à reprendre les éléments de notre toile : la présence de l'armée dans le lointain, la tenue du maure du cheval, la tête du cheval, les trainées de nuages, de poussière où percent des rayons de lumière.

Date de la vente :
Jeudi 10 et vendredi 11 septembre

Exposition :
8 septembre de 10h à 18h et 9 septembre de 10h à 18h

Lieu : Château d'Arcangues, Rond-point d'Arcangues, 64200 Arcangues.

Contact général : d.nordmann@ader-paris.fr
Contact presse : paul.rocle@ader-paris.fr