Charles-Henri, comte d’ESTAING (1729-1794) amiral, il se distingua aux Indes et dans la guerre d’Amérique, et fut guillotiné. L.A.S., en rade du Fort Royal 7 février 1779 ; 2 pages in-4.Belle et rare lettre sur ses opérations maritimes aux Antilles. Il espère que les Commissaires du Commerce pardonneront « le retard que le succès du débouquement exige » : il serait compromis s’il était toujours le même et si l’on passait chaque fois à la Guadeloupe. Il s’occupera ensuite de Saint-Eustache ; il a tout rassemblé à Saint-Pierre et ne suivra pas la route usitée... « L’etat des batiments est en bonne forme, il dit bien qu’il y en a onze de Marseille, mais il ne specifie pas s’ils y vont directement [...] il est nécéssaire que je sache précisément s’ils y vont tous les onze sans relacher ailleurs comme cela arive souvent : je voudrois fort que ces onze la fussent tous dabord directement a Bordeaux ; le ministere leur acorderoit ensuitte une escortte pour la Mediteranée, les deux forttes frégattes restteroient enssemble entre les Caps ». Le chevalier de La Laurencie « n’est pas selon mon opinion lhomme qu’il faut pour diriger et conserver : c’est un des motifs qui m’a décidé à lui donner un ancien que je voudrois qui le guidat jusqu’a Bordeaux »... Il prie son correspondant de rester a Saint-Pierre « jusqu’apres départ du convoy, et d’y attendre même si cela ne vous contrarie pas trop que celui des battaux ait lieu ». Il envoie une lettre au maréchal de Bouillé : « elle est uniquement dictée par le desir qui me domine, celui de le moderer et de vivre avec lui avec toutte lhonestteté mais avec toutte la franchise militaire ; ces deux sentiments que vous possedés si bien trouveront un bon organe en vous : si vous ne reussisés pas, il se battrat les flancs tout seul, car je ne préviendrai ny le ministre ny les generaux d’armées sur rien, mon projet est s’il fait un plaidoyer et qu’il me soit un jour comuniqué de ne pas y répondre »...
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Charles-Henri, comte d’ESTAING (1729-1794) amiral, il se distingua aux Indes et dans la guerre d’Amérique, et fut guillotiné. L.A.S., en rade du Fort Royal 7 février 1779 ; 2 pages in-4.Belle et rare lettre sur ses opérations maritimes aux Antilles. Il espère que les Commissaires du Commerce pardonneront « le retard que le succès du débouquement exige » : il serait compromis s’il était toujours le même et si l’on passait chaque fois à la Guadeloupe. Il s’occupera ensuite de Saint-Eustache ; il a tout rassemblé à Saint-Pierre et ne suivra pas la route usitée... « L’etat des batiments est en bonne forme, il dit bien qu’il y en a onze de Marseille, mais il ne specifie pas s’ils y vont directement [...] il est nécéssaire que je sache précisément s’ils y vont tous les onze sans relacher ailleurs comme cela arive souvent : je voudrois fort que ces onze la fussent tous dabord directement a Bordeaux ; le ministere leur acorderoit ensuitte une escortte pour la Mediteranée, les deux forttes frégattes restteroient enssemble entre les Caps ». Le chevalier de La Laurencie « n’est pas selon mon opinion lhomme qu’il faut pour diriger et conserver : c’est un des motifs qui m’a décidé à lui donner un ancien que je voudrois qui le guidat jusqu’a Bordeaux »... Il prie son correspondant de rester a Saint-Pierre « jusqu’apres départ du convoy, et d’y attendre même si cela ne vous contrarie pas trop que celui des battaux ait lieu ». Il envoie une lettre au maréchal de Bouillé : « elle est uniquement dictée par le desir qui me domine, celui de le moderer et de vivre avec lui avec toutte lhonestteté mais avec toutte la franchise militaire ; ces deux sentiments que vous possedés si bien trouveront un bon organe en vous : si vous ne reussisés pas, il se battrat les flancs tout seul, car je ne préviendrai ny le ministre ny les generaux d’armées sur rien, mon projet est s’il fait un plaidoyer et qu’il me soit un jour comuniqué de ne pas y répondre »...
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Thursday 27 June 2013・14:00 (Europe/Paris)
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