MARIE-ANTOINETTE (1755-1793) Reine de France.... - Lot 644 - Ader

Lot 644
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MARIE-ANTOINETTE (1755-1793) Reine de France.... - Lot 644 - Ader
MARIE-ANTOINETTE (1755-1793) Reine de France. L.A., [16 août ? 1788], au comte César-Henri de La Luzerne ; 1 page in-8, le 2e feuillet blanc collé à l’intérieur d’un bifeuillet in-8 au chiffre couronné de Lady Waterford.

Rare lettre autographe de la Reine organisant une chasse pour un ambassadeur indien.
« La reine prie Mr de la Luzerne de lui mander, si il a pensé a donner quelqu’un de sure pour conduire demain l’Indien a la chasse, et qui puisse en meme tems assez ce faire entendre de lui, pour empecher qu’il soit cause de quelques accident, il semble que Mr de Piveron, seroit le meilleure pour cette commission mais il faudroit l’avertire d’avance et prevenir Mr de Larbouste, pour qu’il ce trouve des chevaux pour lui ».
La lettre est adressée au comte César-Henri-Guillaume de La Luzerne (1737-1799), ancien gouverneur général des Isles sous le vent, alors ministre de la Marine, qui a noté en haut de la lettre : « reçu le 17 à sept heures du matin ».
En 1788, le Sultan de Mysore (Inde), Tipoo Sahib, envoie des ambassadeurs en France pour chercher de l’aide face aux visées expansionnistes britanniques. Ils sont reçus en août 1788 à Versailles. Ces trois Indiens éveillent la curiosité à la Cour, et notamment celle d’Élisabeth Vigée-Lebrun, amenée à faire leur portrait comme elle le raconte dans ses Mémoires : « Puisque je vous parle d’ambassadeurs, je ne veux pas oublier de vous dire comment j’ai peint dans ma vie deux diplomates, qui pour être cuivrés, n’en avaient pas moins des têtes superbes. En 1788, des ambassadeurs furent envoyés à Paris par l’empereur Tipoo-Saïb. Je vis ces Indiens à l’Opéra, et ils me parurent si extraordinairement pittoresques que je voulus faire leurs portraits. Ayant communiqué mon désir à leur interprète, je sus qu’ils ne consentiraient jamais à se laisser peindre si la demande ne venait pas du roi, et j’obtins cette faveur de Sa Majesté. Je me rendis à l’hôtel qu’ils habitaient (car ils voulaient être peints
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