Victor-Jean NICOLLE (Paris 1754 - 1826) Oratoire...

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Victor-Jean NICOLLE (Paris 1754 - 1826) Oratoire...

Victor-Jean NICOLLE (Paris 1754 - 1826)
Oratoire sur la voie Osti à Rome - Vue de l’ancienne porte Saint Pancras située sur le Mont Janicule à Rome
Aquarelle, plume et encre brune.
26 x 19 cm chaque

Ce dessin est en rapport avec le célèbre tableau conservé au Louvre peint en 1793-94. On remarque un repentir sur la position du bras et du torse de la muse à gauche. Le fond est simplifié par rapport au tableau du Louvre.
Il existe un autre dessin du groupe passé en vente à plusieurs reprises (voir pour la dernière : Sotheby’s, New-York, le 26 janvier 2011, n° 662, reproduit). Également de grande taille, ce dernier se concentre sur les contours tandis que les ombres sont hachurées. La main de la femme à droite repose sur sa cuisse. Un croquis au trait est aussi conservé au musée du Louvre (RF 29248).
Enfin, un dessin de ce sujet a été présenté à la vente après décès de Regnault (Paris, les 1-5 mars 1830).
Il semblerait que Regnault ait peint Les Trois grâces pour montrer une voie moins radicale dans l’inspiration antique que le style sévère de David dans Les Sabines. Regnault utilisait des modèles professionnels pour les nus dans ses peintures, mais il avait pour habitude de donner les traits de ses élèves féminines aux visages. Regnault connaissait la petite composition de Raphaël (musée de Chantilly) basée sur l’antique de la Bibliothèque Piccolomini (Duomo de Sienne). Un beau groupe des Trois Grâces de la collection Borghèse entre au Louvre en 1807.
Le sujet mythologique remonte à l’antiquité. Les Grecs les appelaient Charites. C’est Hésiode qui porte leur nombre à trois. Dans l’antique cité des Minyens, elles étaient adorées comme divinités des eaux dans le fleuve Céphise, comme le rappelle Pindare. Filles de Zeus et Eurynomé (fille d’Océan et Thétis), elles se prénomment Aglaé, Euphrosyne et Thalie. Elles sont honorées respectivement comme les déesses de la beauté ou de la splendeur, du charme et de la gaieté, de l’abondance et de la créativité. Elles deviennent les Grâces avec les Romains. Thalie symbolisera la muse du Théâtre dans l’iconographie traditionnelle.
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