Antoinette Cécile Hortense HAUDEBOURG, dit... - Lot 202 - Ader

Lot 202
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Antoinette Cécile Hortense HAUDEBOURG, dit... - Lot 202 - Ader
Antoinette Cécile Hortense HAUDEBOURG, dit HAUDEBOURG LESCOT (Paris 1784 - 1845)
Le meunier, son fils et l’âne
Toile
Signée et datée en bas à droite Hortense Lescot 18..
Étiquette ancienne au dos avec ces inscriptions « Mad Haudebourt / L’escot / 1784-1845 / Le meunier son / fils et l’Ane / fable de / Lafontaine / ... exposé au / Salon de 1819 / ou l’Artiste a / obtenu une / médaille d’or »
« Le meunier, son fils et l’Ane / ... Quand trois filles passant, l’une dit : c’est grand honte qu’il faille voir ainsi clocher ce jeune fils, tandis que ce nigaud comme un évêque assis, fait le veau sur son âne et pense être bien sage »
46 x 54 cm

Provenance :
Coll. Félix Gillet, Châteauroux, sa vente, Paris, Hôtel Drouot, 28 février 1919, n° 53 (Le Meunier, son fils et l’âne. Trois jeunes filles, aux coiffures italiennes, montrent du doigt le jouvenceau accompagnant à pied le meunier monté sur un âne, Signé et daté 1819; 930 fr à Senot).

Expositions :
Salon de 1819, n° 765.

Bibliographie :
- A. H. de Keratry, Annuaire de l’École Française de peinture, ou lettres sur le Salon de 1819, Paris, 1920, cité p. 75 (« En voyant le père juché sur le pacifique animal, dont il semble de la tête suivre l’allure, tandis que le jouvenceau marche en arrière, plaint qu’il est par trois jeunes filles à la mine éveillée ; on croit lire une fable de La Fontaine, on la récite même. ») ;
- C. Gabet, Dictionnaire des artistes de l’École Française du XIXe siècle, Paris, 1831, p. 449 (Le meunier, son fils et l’âne) ;
- E. Bellier de La Chavignerie et L. Auvray, Dictionnaire général des artistes de l’École Française..., Paris, 1882, tome 1, p. 744 ;
- [Expo. Beauvais, Amiens, Laon, 1988-1989 ] 7 ans d’enrichissement des musées de la Région Picardie (1982-1988) cité p. 98

La Fontaine dédie Le meunier, son fils et l’âne à son ami François de Maucroix. Il s’y moque gentiment de ceux qui, à force de vouloir suivre les conseils des uns et des autres se perdent en contradictions et ne savent plus quelle voie suivre. Lui-même, après un an à l’Oratoire, s’était réorienté vers le droit tandis que François de Maucroix, avocat, devient chanoine à Reims en 1647. Il semble que cette Fable fut écrite à cette occasion.

Au Salon de 1819, Hortense Lescot expose douze toiles et obtient la médaille d’or. Parmi celles-ci, deux illustrent des fables de La Fontaine: le n° 765 décrit ainsi Le meunier son fils et l’âne : « Quand trois filles passant, l’une dit « c’est grand honte/Qu’il faille voir ainsi clocher ce jeune fils,/Tandis que ce nigaud, comme un évêque assis,/Fait le veau sur son âne, et pense être bien sage » ». Le n° 774 illustre, lui, Le vieillard et ses enfants.

Hortense Lescot épouse l’architecte Haudebourt en 1820 et travaillera pour la duchesse de Berry.
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