JAGUAR Type E 3.8L FHC coupé " plancher... - Lot 1 - Ader

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JAGUAR Type E 3.8L FHC coupé " plancher... - Lot 1 - Ader

JAGUAR Type E 3.8L FHC coupé " plancher plat " - 1961

Châssis #885210 (décembre 1961) Moteur d'origine #R2735-9 

" Matching numbers "


Cette jaguar est matching numbers comme en atteste le certificat JDHT n°71405 de l’usine qui indique une sortie de l’usine le 16 novembre 1961 et une livraison à New York le 2 décembre 1961. 


À la fin des années 50, Jaguar est au panthéon de la course automobile après cinq victoires aux 24 Heures du Mans, dont trois successives avec sa type D en 1955, 1956 et 1957. Et en apothéose, quatre voitures aux quatre premières places cette dernière année. Magistral !

La XK 150 apparue quelques mois auparavant, aboutissement du développement de la légendaire XK 120 de 1948, est certes très performante et plus luxueuse, mais sa conception vieillissante ne lui offre que peu d'années de répit. Le visionnaire William Lyons, patron de Jaguar, le sait bien, et concevoir une nouvelle sportive empreinte de l'expérience développée avec la type D lui semble la solution pour amortir les sommes faramineuses englouties par le département compétition.

Une exclusive version routière nommée XKSS annonce clairement cette volonté, mais sa production, démarrée en janvier 1957, est définitivement interrompue le mois suivant par l'incendie qui ravage l'usine de Coventry. 

Dès lors, il s'agit de concevoir une voiture aux performances approchantes mais moins extrême, utilisable quotidiennement et donc plus confortable. L'ingénieur William Heynes planche sur le prototype E1A, une monocoque en aluminium équipée d'un treillis tubulaire à l'avant supportant la mécanique et, pour la première fois, d'une suspension arrière indépendante. Suivent alors le prototype E1bis, réalisé en tôles d'acier rivetées s'approchant des proportions finales du concept, et le E2A, version aboutie de 3 litres de cylindrée achevée pour l'Américain Briggs Cunningham, qui désire la faire courir aux 24 Heures du Mans de 1960. 

Promu à une carrière éminemment internationale, le premier coupé type E, immatriculé 9600HP, est présenté en mars 1961 au Salon de Genève. William Lyons a soigneusement entretenu le mystère, et son nouveau chef-d'œuvre déclenche une véritable onde de choc dans le monde automobile. La E, digne descendante de la XK 120, provoque la même stupéfaction lors de l'ouverture du Salon que ne l'avait fait son aînée deux ans après la guerre. Enzo Ferrari en personne déclara que c'était " la plus belle voiture du monde " …

Le premier coupé importé en France, châssis 885006, fait une tournée de présentation triomphale. Il sert de " mulet " aux journalistes pour les essais et passe l'homologation au service des mines. Les inspecteurs en charge du contrôle sont tellement absorbés par ce " cigare " hallucinant qu'ils en oublient l'absence d'emplacement pour la plaque minéralogique ! Son premier propriétaire, l'acteur Jacques Charrier, mari de Brigitte Bardot, inaugurant une interminable liste de célébrités désirant absolument posséder ce nouveau " sex-symbol ", tels que : Steve McQueen, Sir Jackie Stewart, Frank Sinatra, George Harrison, Mick Jagger, Bruce McLaren, Charlton Heston, Peter Sellers, Tony Curtis, la princesse Grace de Monaco…

Cette réussite n'est pas due seulement à une carrosserie magistrale et à un capot démesuré. C'est également une question de performance : 6 cylindres en ligne à double arbres à cames en tête, 3,8 litres, 265 ch, 0 à 100 km/h en 7,2 s et des pointes à 240 km/h signent des performances époustouflantes rivalisant avec celles des Aston Martin et des Ferrari. Dans sa version compétition " lightweight ", la type E sera la grande rivale de la non moins mythique Ferrari 250 GTO. La jaguar E est l'une des rares sculptures vivantes à avoir intégré la collection permanente du Musée d'Arts Moderne de New-York. 


La voiture présentée est un rarissime coupé " plancher plat " (flat floor) sortie d'usine durant la première année de production en 1961 et immatriculé au tout début de l'année 1962. Equipé de son moteur d'origine et dans une magnifique combinaison de couleurs gris métallisé " Opalescent gun metal " avec une sellerie en cuir rouge, cet exemplaire a fait l'objet d'une restauration complète et minutieuse depuis la caisse mise à nu vers 2017 et n'a pratiquement pas roulé depuis. Cette Jaguar possède une conversion alternateur Dynamotor, un ventilateur supplémentaire à déclenchement thermostatique ainsi qu'une ligne d'échappement inox Bell. Un essai routier indique un comportement normal avec une bonne pression d'huile à chaud, sans bruits anormaux et sans fumé particulière. Cependant il est indiqué de procéder à une révision d'usage concernant un véhicule ayant très peu tourné depuis cinq ans.

Titre de circulation extra-communautaire dédouané

A immatriculer en carte grise de collection 


Very rare and early Jaguar E type «

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