Rembrandt Harmensz. van Rijn (1606-1669) Le... - Lot 39 - Ader

Lot 39
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Rembrandt Harmensz. van Rijn (1606-1669) Le... - Lot 39 - Ader
Rembrandt Harmensz. van Rijn (1606-1669) Le Sacrifice d’Abraham. 1655. Eau-forte et pointe sèche. 132x155 [134x157]. Bartsch, Hollstein 35 ; Hind 283 ; New Hollstein 287. Superbe et brillante épreuve avec barbes de pointe sèche perceptibles, sur vergé (filigrane partiel: lys de Strasbourg). Deux infimes trous visibles par transparence au bord gauche. Fine bande de colle ancienne perceptible sur le pourtour au verso. Une infime amincissure visible par transparence dans l’angle supérieur gauche au verso, sous l’onglet de montage. Une autre au bord inférieur gauche du feuillet au verso. Deux petits restes d’onglets de montage au bord droit au verso. Filets de marges. Provenance: - A. P. F. Robert-Dumesnil (1778-1864), Paris (Lugt 2200). - George Baillie-Hamilton, 12e comte de Haddington (1894-1986), Tyninghame House, East Lothian, Écosse ; sa vente, Sotheby’s, London, 9 novembre 1953, lot 9 (acquis par Colnaghi). - Colnaghi, Londres (avec leur numéro de stock C. 28898 au crayon au verso). - Acquis chez Colnaghi, 2 mars 1959 (85). - Vente Christie’s «Fifty Prints by Rembrandt van Rijn, A Private English Collection», 5 juillet 2016, n° 43. «Rembrandt, désireux de rendre le miracle encore plus intense et en conformité avec l’iconographie traditionnelle, a représenté l’Ange intervenant plus concrètement que dans le récit biblique: les cheveux encore agités par le vent de sa course et les ailes toutes bruissantes, il a vigoureusement saisi les deux bras d’Abraham dans un embrassement aussi puissant que symbolique. […] La gesticulation théâtrale a fait place à l’émotion suscitée par une expérience toute spirituelle. La résignation de l’enfant à un destin qu’il ne comprend pas est déchirante et il tend le cou avec la confiance et la soumission d’un agneau. […] Le visage du vieillard, à l’écoute semble-t-il d’une voix intérieure, possède une force poignante: la douleur semble avoir à jamais marqué ses traits et noyé d’ombre ses orbites, tandis qu’il se tourne vers l’ange juvénile qu’il ne peut voir. […] Le groupe principal, d’un dessin simple et puissant, se présente avec toute la compacité d’une ronde-bosse taillée dans le même bloc de marbre.» (S. de Bussierre, et al., Rembrandt, eaux-fortes, collection Dutuit, Paris, Petit Palais, 1986, p. 257).
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