Georges COUTHON (1755-1794) avocat, député à l’Assemblée législative, conventionnel (Puy-de-Dôme), membre du Comité de Salut public, arrêté le 9 thermidor et guillotiné. L.A.S., [Clermont-Ferrand 29 mai 1790], à Jean-François Gaultier de Biauzat, député à l’Assemblée nationale à Paris ; 2 pages et demie in-4, adresse avec beau cachet de cire rouge aux armes de Clermont.Il s’excuse du retard de sa réponse, causé par un petit voyage de deux jours. Il apprend que Biauzat a été « assez sérieusement indisposé » et lui conseille d’alléger ses tâches : « vous faittes l’ouvrage de dix – vous vous abymés, et tout en vous couvrant de gloire vous finissés de ruiner votre temperament »… Il lui conseille amicalement d’utiliser les services de son secrétaire et ami pour sa correspondance : « c’est le ci devant père archange ». Il lui écrit tandis qu’il assiste au dépouillement du scrutin [pour la Municipalité de Clermont-Ferrand] : « L’on s’occuppe presentement du depouillement du scrutin des Electeurs, l’on me dit que je serai du nombre, je n’en scais encore rien […] Nos cathédraux ont pris une deliberation indirectement protestatêre contre les decrets ou du moins contre celui auquel la motion du caffard ou imbecile Don Gerle a donné lieu. Je ne doute pas qu’ils vissent avec plaisir, s’allumer ici, le flambeau du fanatisme. Mais nous ne sommes pas aussi faibles qu’ailleurs, et nous sçavons à l’exemple de l’assemblée nationale, voir en grand, les objets qui en valent la peine ». Il évoque les difficultés soulevées par les élections dans d’autres villes avant de se réjouir : « Les choses se sont passées ici assés bien, je fis à mon quartier la motion du serment individuel, et y en chassai ainsi tous les mauvais citoyens. L’on en a fait de même partout »… Il mentionne le cas de l’abbé Aubier dont les « mauvaises raisons ne le dispenserent pas de jurer qu’il resterait fidele a la nation, a la loi, au roy, qu’il maintiendrait de tout son pouvoir l’exécution des décrets de l’assemblée
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Georges COUTHON (1755-1794) avocat, député à l’Assemblée législative, conventionnel (Puy-de-Dôme), membre du Comité de Salut public, arrêté le 9 thermidor et guillotiné. L.A.S., [Clermont-Ferrand 29 mai 1790], à Jean-François Gaultier de Biauzat, député à l’Assemblée nationale à Paris ; 2 pages et demie in-4, adresse avec beau cachet de cire rouge aux armes de Clermont.Il s’excuse du retard de sa réponse, causé par un petit voyage de deux jours. Il apprend que Biauzat a été « assez sérieusement indisposé » et lui conseille d’alléger ses tâches : « vous faittes l’ouvrage de dix – vous vous abymés, et tout en vous couvrant de gloire vous finissés de ruiner votre temperament »… Il lui conseille amicalement d’utiliser les services de son secrétaire et ami pour sa correspondance : « c’est le ci devant père archange ». Il lui écrit tandis qu’il assiste au dépouillement du scrutin [pour la Municipalité de Clermont-Ferrand] : « L’on s’occuppe presentement du depouillement du scrutin des Electeurs, l’on me dit que je serai du nombre, je n’en scais encore rien […] Nos cathédraux ont pris une deliberation indirectement protestatêre contre les decrets ou du moins contre celui auquel la motion du caffard ou imbecile Don Gerle a donné lieu. Je ne doute pas qu’ils vissent avec plaisir, s’allumer ici, le flambeau du fanatisme. Mais nous ne sommes pas aussi faibles qu’ailleurs, et nous sçavons à l’exemple de l’assemblée nationale, voir en grand, les objets qui en valent la peine ». Il évoque les difficultés soulevées par les élections dans d’autres villes avant de se réjouir : « Les choses se sont passées ici assés bien, je fis à mon quartier la motion du serment individuel, et y en chassai ainsi tous les mauvais citoyens. L’on en a fait de même partout »… Il mentionne le cas de l’abbé Aubier dont les « mauvaises raisons ne le dispenserent pas de jurer qu’il resterait fidele a la nation, a la loi, au roy, qu’il maintiendrait de tout son pouvoir l’exécution des décrets de l’assemblée
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jeudi 27 juin 2013・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir
3, rue Favart
75002 Paris