Commode en bois de rose et marqueterie géométrique, la façad - Lot 144

Lot 144
Aller au lot
Estimation :
40000 - 60000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 63 700EUR
Commode en bois de rose et marqueterie géométrique, la façad - Lot 144
Commode en bois de rose et marqueterie géométrique, la façade à double ressaut ouvrant à cinq tiroirs sur trois rangs, à décor de quartefeuilles dans des carrés sur un fond de losanges dans des encadrements de laiton doré à rosaces dans les décrochements, le dessus de marbre blanc reposant sur des montants arrondis prolongés par des pieds cambrés, ornementation de bronzes dorés à frise d'entrelacs, chutes tablier et sabots ; numéro d'entrée au Journal du Garde-Meuble de la Couronne inscrit à l'encre : du N° 2613 /2 (biffé) et numéro d'inventaire du château de Marly : M. N° 97, sous le marbre : du N° 2613/2 (à l'encre) et lettre B incisée. Estampille de Daniel Deloose, ébéniste reçu maître en 1767 et JME. Époque Louis XV, 1771. H. : 90,5 cm, L. : 128,5 cm, P. : 56,5 cm Provenance : Livrée par Gilles Joubert au Garde-Meuble de la Couronne pour les appartements du comte et de la comtesse de Provence au château de Marly le 27 mai 1771 (en même temps et sous le même numéro 2613/2 qu'une autre commode identique aujourd'hui conservée au musée-promenade de Marly-le-Roi-Louveciennes), chambre du comte de Provence au château de Marly (inventorié en 1788) puis vendu (avec son pendant sous les numéros 3877 et 3895) le 22 novembre 1793 à l'occasion des ventes révolutionnaires, achetée soit par Leblanc soit par Belair, ancienne collection d'Alexandre-Pierre Dionis du Séjour (1796-1862) ou de madame Rosalie Dionis du Séjour (1806-1903), née Le Sourd, rue Servandoni à Paris, par héritages jusqu'au propriétaire actuel. Références bibliographiques : S. Castelluccio, Le château de Marly sous le règne de Louis XVI, Paris, 1996, p. 173-181. S. Castelluccio, Marly, Montreuil, 2014, p. 193 (son pendant, conservé au musée-promenade de Marly-le-Roi-Louveciennes, est illustré). B. Rondot, " Enrichissement des collections de l'année 2014, n° 2 ", Versalia, n°19, 2016, p. 13-15).L'histoire de cette commode (présentée en vente le 18 juin 2002, lot 113 chez Sotheby's à Paris) est parfaitement connue depuis la publication des ouvrages de Stéphane Castelluccio sur le château de Marly. Inconnue en 1996 lors de la première publication, il est alors simplement fait mention des documents d'archives, avant qu'en 2014 soit publié la photographie de la seconde commode provenant des anciennes collections Rothschild (vente New York, Christie's, le 26 octobre 2001, lot 280) aujourd'hui au musée de Marly. Le journal du Garde-meuble de la couronne mentionne le 27 mai 1771 la livraison des deux commodes par Gilles Joubert : " 2613. Deux commodes à la régence de bois violet et rose à placages et mosaïque. Le dessus de marbre blanc veiné ayant par devant deux grands tiroirs et trois petits au-dessus fermant à clef par une même serrure, garnies d'entrée de serrures, anneaux mobiles, carderons à rosettes, chutes ornées de guirlandes de feuilles de laurier, soupente et pieds, le tout de bronze ciselé et surdoré d'or moulu, longue de 4 pieds sur 24 pouces de profondeur et 33 pouces de haut " La première des deux commodes fait son apparition à l'occasion de la vente des collections Rothschild de Vienne en 2001. Elle est alors accompagnée d'une autre commode sans aucun rapport avec la livraison pour le comte et la comtesse de Provence mais néanmoins vendue par Christie's sous un seul et même numéro de lot. Ces deux commodes sont aujourd'hui conservées au musée de Marly. La seconde commode, présentée ici, provient des anciennes collections Dionis du Séjour au XIXe siècle (toujours conservée dans la famille) est tracée depuis sa mention (archives familiales) chez Rosalie Dionis du Séjour sans que l'on puisse déterminer les circonstances de son achat. L'hypothèse la plus probable consiste à supposer que la commode provenait soit des parents de son mari, Alexandre et Octavie Dionis du Séjour, soit de ses propres parents Louis et Rosalie Le Sourd, lesquels auraient pu, dans les deux cas, l'acquérir dès la fin du XVIIIe siècle.La description de la livraison, parfaitement conforme à notre commode, précise un détail important sur la qualité de la dorure. Les bronzes sont décrits comme " surdoré " c'est-à-dire que le doreur avait pris le soin d'effectuer plusieurs passages d'amalgame d'or et de mercure, afin d'obtenir une dorure plus riche. En 1771, date de la livraison de la commode, le comte de Provence (1755-1824) s'installe dans les appartements aménagés à l'entresol pour son père, le dauphin Louis de France (1729-1765) sept ans auparavant. La chambre dans laquelle est inventoriée la commode en 1788, précédée de deux antichambres et suivie d'un cabinet, est toujours tendue de damas rouge. Elle est éclairée par trois fenêtres à rideaux également de damas rouge. (La description complète est disponible dans le catalogue.)
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue