Henry de TRIQUETI (1803-1874) - Lot 25

Lot n° 25
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Henry de TRIQUETI (1803-1874) - Lot 25
Henry de TRIQUETI (1803-1874) Un album intitulé sur la couverture «Temple/Dining Hall». Page de garde: «Croquis pour Astrée/Temple Dining Hall/au Perthuis 1870-1871» Album contenant 36 dessins (dont certains sur papier calque) Diverses techniques 36 x 24 cm, dimensions de l’album Illustrations: Poésie, Pax, Amor, Astrée, allégories de la Justice, personnages, anges musiciens, couples et enfants, putti, frises… Notre album regroupe un ensemble de dessins préparatoires probablement pour un grand décor de salle à manger, non réalisé, ayant pour source d’inspiration principale, la fabuleuse histoire d’amour entre Astrée et Céladon, écrite par Honoré d’Urfé au XVIIe siècle. Les projets ont été réalisés dans le château de Perthuis, où résidait Triqueti pendant la guerre, entre 1870 et 1871. Il s’agit probablement de projets non aboutis pour le grand hall du Inner Temple (Londres), dont on retrouve la structure architecturale avant qu’elle ait été modifiée. Le Inner Temple accueillait les réunions des hommes de robe depuis le XIVe siècle. En 1740 le peintre Sir James Thornhill réalisa un tableau pour le mur est, mettant en scène le symbole du Inner Temple (la licorne – un Pegasus s’élevant du mont Hélicon). Le hall est redécoré en 1870 par Robert Smirke, puis son jeune frère Sydney Smirke, dans le style néogothique. Le tableau de Thornhill occupe l’espace en ogive que l’on observe dans les projets de Triqueti. Détruit pendant les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale, il est reconstruit en 1955. Provenance : château du Perthuis. Note : Le primat du dessin n’était pas un vain mot pour Triqueti, qui lui subordonnait tous les arts qu’il pratiquait. Sculpteur, peintre mais aussi écrivain ou encore conseiller artistique pour le duc d’Aumale, Triqueti est également connu dans le monde du dessin ancien comme un fameux collectionneur de dessins et de gravures. Il hérita par sa femme de l’importante collection de Thomas Banks (lui aussi sculpteur et collectionneur), où figuraient nombre de dessins de grands maîtres de la Renaissance. Habitué des salles de ventes, Triqueti se rendait régulièrement à l’Hôtel Drouot, où il côtoyait un cercle de collectionneurs et de conservateurs devenus illustres, comme His de La Salle (1795-1878) et Frédéric Reiset (1815-1891). Triqueti fait ses premiers pas d’artiste sous l’égide d’Anne-Louis Girodet-Trioson, ami et voisin de la famille. Triqueti montre une maîtrise parfaite de l’art de dessiner. Il déploie toutes les facettes du dessin, selon son but ou la destination de l’œuvre. Extrêmement précis dans ses relevés et copies, il utilise un crayon taillé très fin. Il griffe avec fougue la plume dans ses recherches de compositions et de décorations, multipliant les variantes et les options. Il peut être puissant dans ses contours, dans une veine géricaldienne, comme se contenter d’un trait fin et mince pour ses sujets d’ornement. Il dessine parfois à la sanguine, en particulier pour les études académiques ou les portraits. Les aquarelles très finies sont absolument limpides et distantes, imitant à la perfection le rendu qu’il veut obtenir dans ses «tarsia».
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