Henry de TRIQUETI (1803-1874) Album intitulé «Plantes, voyages en France, en Allemagne» comprenant environ 26 dessins Essentiellement crayon noir, rehauts de gouache blanche, plume et encre brune, quelques lavis, une planche aquarellée 45 x 30 cm dimensions de l’album Album partiellement démantelé, quelques feuilles sont situées et datées, dont une est monogrammée Annoté sur la tranche de la reliure : « Croquis faits en voyage/Dessins 2 » - 5 vues du Tréport datées de 1846, dont une vue du château d’Eu - Calque d’après une sculpture gothique - Vue de Pau, prise derrière le champ de Gassies et datée de 1849 - Vue des cabanes d’Ordincède (vallée de Campan) - Vue du lac de Gaube - Vue d’une cascade - Vue d’un champ aux pieds des montagnes - Étude de putti tenant un médaillon - Feuille d’études avec des branches et feuillage - Études avec deux feuilles d’arbres, monogrammées en haut à droite - Femmes et enfant - Combat de centaures - Vierge à l’enfant - Étude de drapé - Étude pour un médaillon avec une figure ailée et une nymphe - Figure allégorique de femme - Projet de décor architectural - Feuille d’études avec cheval, femmes et centaure - Projet de pilier avec des figures pour une colonnade - Deux vignettes sur la même page avec des putti et drapés Provenance : château du Perthuis. Note : Le primat du dessin n’était pas un vain mot pour Triqueti, qui lui subordonnait tous les arts qu’il pratiquait. Sculpteur, peintre mais aussi écrivain ou encore conseiller artistique pour le duc d’Aumale, Triqueti est également connu dans le monde du dessin ancien comme un fameux collectionneur de dessins et de gravures. Il hérita par sa femme de l’importante collection de Thomas Banks (lui aussi sculpteur et collectionneur), où figuraient nombre de dessins de grands maîtres de la Renaissance. Habitué des salles de ventes, Triqueti se rendait régulièrement à l’Hôtel Drouot, où il côtoyait un cercle de collectionneurs et de conservateurs devenus illustres, comme His de La Salle (1795-1878) et Frédéric Reiset (1815-1891). Triqueti fait ses premiers pas d’artiste sous l’égide d’Anne-Louis Girodet-Trioson, ami et voisin de la famille. Triqueti montre une maîtrise parfaite de l’art de dessiner. Il déploie toutes les facettes du dessin, selon son but ou la destination de l’œuvre. Extrêmement précis dans ses relevés et copies, il utilise un crayon taillé très fin. Il griffe avec fougue la plume dans ses recherches de compositions et de décorations, multipliant les variantes et les options. Il peut être puissant dans ses contours, dans une veine géricaldienne, comme se contenter d’un trait fin et mince pour ses sujets d’ornement. Il dessine parfois à la sanguine, en particulier pour les études académiques ou les portraits. Les aquarelles très finies sont absolument limpides et distantes, imitant à la perfection le rendu qu’il veut obtenir dans ses «tarsia».
Estimation
2 000 € - 3 000 €
Résultat
2 638 €
Frais de vente
30%
Henry de TRIQUETI (1803-1874)
Album intitulé «Plantes, voyages en France, en Allemagne» comprenant environ 26 dessins
Essentiellement crayon noir, rehauts de gouache blanche, plume et encre brune, quelques lavis, une planche aquarellée
45 x 30 cm dimensions de l’album
Album partiellement démantelé, quelques feuilles sont situées et datées, dont une est monogrammée
Annoté sur la tranche de la reliure : « Croquis faits en voyage/Dessins 2 »
- 5 vues du Tréport datées de 1846, dont une vue du château d’Eu
- Calque d’après une sculpture gothique
- Vue de Pau, prise derrière le champ de Gassies et datée de 1849
- Vue des cabanes d’Ordincède (vallée de Campan)
- Vue du lac de Gaube
- Vue d’une cascade
- Vue d’un champ aux pieds des montagnes
- Étude de putti tenant un médaillon
- Feuille d’études avec des branches et feuillage
- Études avec deux feuilles d’arbres, monogrammées en haut à droite
- Femmes et enfant
- Combat de centaures
- Vierge à l’enfant
- Étude de drapé
- Étude pour un médaillon avec une figure ailée et une nymphe
- Figure allégorique de femme
- Projet de décor architectural
- Feuille d’études avec cheval, femmes et centaure
- Projet de pilier avec des figures pour une colonnade
- Deux vignettes sur la même page avec des putti et drapés
Provenance : château du Perthuis.
Note : Le primat du dessin n’était pas un vain mot pour Triqueti, qui lui subordonnait tous les arts qu’il pratiquait. Sculpteur, peintre mais aussi écrivain ou encore conseiller artistique pour le duc d’Aumale, Triqueti est également connu dans le monde du dessin ancien comme un fameux collectionneur de dessins et de gravures. Il hérita par sa femme de l’importante collection de Thomas Banks (lui aussi sculpteur et collectionneur), où figuraient nombre de dessins de grands maîtres de la Renaissance. Habitué des salles de ventes, Triqueti se rendait régulièrement à l’Hôtel Drouot, où il côtoyait un cercle de collectionneurs et de conservateurs devenus illustres, comme His de La Salle (1795-1878) et Frédéric Reiset (1815-1891).
Triqueti fait ses premiers pas d’artiste sous l’égide d’Anne-Louis Girodet-Trioson, ami et voisin de la famille.
Triqueti montre une maîtrise parfaite de l’art de dessiner. Il déploie toutes les facettes du dessin, selon son but ou la destination de l’œuvre. Extrêmement précis dans ses relevés et copies, il utilise un crayon taillé très fin. Il griffe avec fougue la plume dans ses recherches de compositions et de décorations, multipliant les variantes et les options. Il peut être puissant dans ses contours, dans une veine géricaldienne, comme se contenter d’un trait fin et mince pour ses sujets d’ornement. Il dessine parfois à la sanguine, en particulier pour les études académiques ou les portraits. Les aquarelles très finies sont absolument limpides et distantes, imitant à la perfection le rendu qu’il veut obtenir dans ses «tarsia».
Vente
jeudi 12 février・14:00 (Europe/Paris)
Salle 9 - Hôtel Drouot
9, rue Drouot
75009 Paris