Crispin de Passe le jeune (vers 1593-1670)
Le Maneige royal de Monsieur de Pluvinel, premier écuyer du Roy. Imprimé à Paris aux dépens de Crispin de Passe le vieux à Utrecht, 1623 [1re éd.]. Un vol. oblong [530x425mm] contenant un titre et 34 pl. Eau-forte et burin au moyen de deux cuivres (sujet central et encadrement). Chaque 410-422x320-325mm. Très belles épreuves sur vergé mince, collées par les angles sur les feuillets, les noms des figures rajoutés à la plume et à l’encre sépia et certains numéros en pied des sujets biffés ou corrigés. Rousseurs claires et petites auréoles d’humidité occasionnelles. Quelques fines traces de plis. Déchirures restaurées au titre gravé, avec petites traces blanches en surface. Autres déchirures restaurées à certaines pl. Petites galeries de vers dans la partie supérieure de l’encadrement à une douzaine de pl. Petites marges. Rel. cartonnée, plats papier marbré (défraîchie). Joint: 1) Portrait gravé de Louis XIII (frontispice). 1624. Burin. 210x277mm. Épreuve sur vergé mince avec texte typographié au verso. 2) 2 épreuves du seul sujet central de la suite, sur vergé mince, coloriées. Marges. 3) Charles Aubry. Traité d’équitation. Vers 1833. Un vol. oblong [530x425mm] contenant 22 pl. (dont une pl. 13 bis et une 16 bis) gravées par Adam, la dernière à l’eau-forte par Aubry lui-même. Rel. cartonnée, plats papier marbré avec étiquette de titre dorée sur le plat supérieur, dos orné. Ens. 2 vol. 

«Pluvinel (1555-1620) est envoyé tout enfant s’instruire en Italie sous la direction de Pignatelli. Ramené en France en 1572 par Sourdis, premier écuyer de Charles IX, il est nommé premier écuyer du duc d’Anjou, futur Henri III, qui devait le combler d’honneurs, de même que Henri IV, qui le maintint dans ses charges et bénéfices.
Lorsque paraît le traité de La Broue, Antoine de Pluvinel fonde une académie à Paris, à l’emplacement de l’actuelle place des Pyramides. Elle est destinée à la jeune noblesse française afin de lui épargner le voyage d’Italie où elle laissait parfois la vie et souvent la fortune et la santé. Outre l’équitation, la danse et les armes, on enseignait aussi les mathématiques, la littérature, la poésie, la peinture et la musique. […]
À Louis XIII adolescent, il inculque les meilleurs préceptes équestres. Il meurt en 1620 sans avoir édité son œuvre. Une première édition incomplète,Le Maneige royal(1623), est suivie d’une deuxième édition augmentée, due à son ami et disciple Menou de Charnizay, sous le titre d’Instruction du Roy en l’Exercice de Monter à Cheval(1625), rédigée sous forme d’entretiens.
Menou ose cette formule: « Obliger le cheval à prendreplaisirà tout ce qu’il fait jusqu’à ce qu’il y aillelibrement. »

On attribue à Pluvinel l’invention du «pilier unique» et du «double pilier». Employé pour le débourrage, le pilier unique autour duquel on enroule la longe remplace l’homme à pied. Il sert à l’apprentissage des voltes rondes sur lesquelles le cheval peutchasser les hanches. Attaché ensuite dans le double pilier le cheval apprend à se mettre sur les hanches puis à former des sauts d’école.» (cheval-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/antoine-de-pluvinel).
Live mercredi 27 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lot n°30

Crispin de Passe le jeune (vers 1593-1670) Le Maneige royal de Monsieur de Pluvinel, premier écuyer du Roy. Imprimé à Paris aux dépens de Crispin de Passe le vieux à Utrecht, 1623 [1re éd.]. Un vol. oblong [530x425mm] contenant un titre et 34 pl. Eau-forte et burin au moyen de deux cuivres (sujet central et encadrement). Chaque 410-422x320-325mm. Très belles épreuves sur vergé mince, collées par les angles sur les feuillets, les noms des figures rajoutés à la plume et à l’encre sépia et certains numéros en pied des sujets biffés ou corrigés. Rousseurs claires et petites auréoles d’humidité occasionnelles. Quelques fines traces de plis. Déchirures restaurées au titre gravé, avec petites traces blanches en surface. Autres déchirures restaurées à certaines pl. Petites galeries de vers dans la partie supérieure de l’encadrement à une douzaine de pl. Petites marges. Rel. cartonnée, plats papier marbré (défraîchie). Joint: 1) Portrait gravé de Louis XIII (frontispice). 1624. Burin. 210x277mm. Épreuve sur vergé mince avec texte typographié au verso. 2) 2 épreuves du seul sujet central de la suite, sur vergé mince, coloriées. Marges. 3) Charles Aubry. Traité d’équitation. Vers 1833. Un vol. oblong [530x425mm] contenant 22 pl. (dont une pl. 13 bis et une 16 bis) gravées par Adam, la dernière à l’eau-forte par Aubry lui-même. Rel. cartonnée, plats papier marbré avec étiquette de titre dorée sur le plat supérieur, dos orné. Ens. 2 vol. «Pluvinel (1555-1620) est envoyé tout enfant s’instruire en Italie sous la direction de Pignatelli. Ramené en France en 1572 par Sourdis, premier écuyer de Charles IX, il est nommé premier écuyer du duc d’Anjou, futur Henri III, qui devait le combler d’honneurs, de même que Henri IV, qui le maintint dans ses charges et bénéfices. Lorsque paraît le traité de La Broue, Antoine de Pluvinel fonde une académie à Paris, à l’emplacement de l’actuelle place des Pyramides. Elle est destinée à la jeune noblesse française afin de lui épargner le voyage d’Italie où elle laissait parfois la vie et souvent la fortune et la santé. Outre l’équitation, la danse et les armes, on enseignait aussi les mathématiques, la littérature, la poésie, la peinture et la musique. […] À Louis XIII adolescent, il inculque les meilleurs préceptes équestres. Il meurt en 1620 sans avoir édité son œuvre. Une première édition incomplète,Le Maneige royal(1623), est suivie d’une deuxième édition augmentée, due à son ami et disciple Menou de Charnizay, sous le titre d’Instruction du Roy en l’Exercice de Monter à Cheval(1625), rédigée sous forme d’entretiens. Menou ose cette formule: « Obliger le cheval à prendreplaisirà tout ce qu’il fait jusqu’à ce qu’il y aillelibrement. » On attribue à Pluvinel l’invention du «pilier unique» et du «double pilier». Employé pour le débourrage, le pilier unique autour duquel on enroule la longe remplace l’homme à pied. Il sert à l’apprentissage des voltes rondes sur lesquelles le cheval peutchasser les hanches. Attaché ensuite dans le double pilier le cheval apprend à se mettre sur les hanches puis à former des sauts d’école.» (cheval-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/antoine-de-pluvinel).

Résultat
15 825 €
Frais de vente
32%
Crispin de Passe le jeune (vers 1593-1670) Le Maneige royal de Monsieur de Pluvinel, premier écuyer du Roy. Imprimé à Paris aux dépens de Crispin de Passe le vieux à Utrecht, 1623 [1re éd.]. Un vol. oblong [530x425mm] contenant un titre et 34 pl. Eau-forte et burin au moyen de deux cuivres (sujet central et encadrement). Chaque 410-422x320-325mm. Très belles épreuves sur vergé mince, collées par les angles sur les feuillets, les noms des figures rajoutés à la plume et à l’encre sépia et certains numéros en pied des sujets biffés ou corrigés. Rousseurs claires et petites auréoles d’humidité occasionnelles. Quelques fines traces de plis. Déchirures restaurées au titre gravé, avec petites traces blanches en surface. Autres déchirures restaurées à certaines pl. Petites galeries de vers dans la partie supérieure de l’encadrement à une douzaine de pl. Petites marges. Rel. cartonnée, plats papier marbré (défraîchie). Joint: 1) Portrait gravé de Louis XIII (frontispice). 1624. Burin. 210x277mm. Épreuve sur vergé mince avec texte typographié au verso. 2) 2 épreuves du seul sujet central de la suite, sur vergé mince, coloriées. Marges. 3) Charles Aubry. Traité d’équitation. Vers 1833. Un vol. oblong [530x425mm] contenant 22 pl. (dont une pl. 13 bis et une 16 bis) gravées par Adam, la dernière à l’eau-forte par Aubry lui-même. Rel. cartonnée, plats papier marbré avec étiquette de titre dorée sur le plat supérieur, dos orné. Ens. 2 vol. «Pluvinel (1555-1620) est envoyé tout enfant s’instruire en Italie sous la direction de Pignatelli. Ramené en France en 1572 par Sourdis, premier écuyer de Charles IX, il est nommé premier écuyer du duc d’Anjou, futur Henri III, qui devait le combler d’honneurs, de même que Henri IV, qui le maintint dans ses charges et bénéfices. Lorsque paraît le traité de La Broue, Antoine de Pluvinel fonde une académie à Paris, à l’emplacement de l’actuelle place des Pyramides. Elle est destinée à la jeune noblesse française afin de lui épargner le voyage d’Italie où elle laissait parfois la vie et souvent la fortune et la santé. Outre l’équitation, la danse et les armes, on enseignait aussi les mathématiques, la littérature, la poésie, la peinture et la musique. […] À Louis XIII adolescent, il inculque les meilleurs préceptes équestres. Il meurt en 1620 sans avoir édité son œuvre. Une première édition incomplète,Le Maneige royal(1623), est suivie d’une deuxième édition augmentée, due à son ami et disciple Menou de Charnizay, sous le titre d’Instruction du Roy en l’Exercice de Monter à Cheval(1625), rédigée sous forme d’entretiens. Menou ose cette formule: « Obliger le cheval à prendreplaisirà tout ce qu’il fait jusqu’à ce qu’il y aillelibrement. » On attribue à Pluvinel l’invention du «pilier unique» et du «double pilier». Employé pour le débourrage, le pilier unique autour duquel on enroule la longe remplace l’homme à pied. Il sert à l’apprentissage des voltes rondes sur lesquelles le cheval peutchasser les hanches. Attaché ensuite dans le double pilier le cheval apprend à se mettre sur les hanches puis à former des sauts d’école.» (cheval-patrimoine.culture.gouv.fr/fr/antoine-de-pluvinel).
Vente mercredi 27 mai・14:00 (Europe/Paris)
Lieu de vente à venir 3, rue Favart 75002 Paris