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LE CLUB ET LE MARTEAU
La saga du golf aux enchères
Salle des ventes Favart – 3 rue Favart – 75002 Paris (face à l’Opéra Comique) Exposition samedi 27 mars de 10h à 19h
Vente-brunch dimanche 28 mars à partir de 11h Concours de puttings, présentations et essais des clubs
Tout ce qui a été écrit, gravé, peint, photographié ou fabriqué pour la pratique du golf, voilà ce qui a passionné deux golfeurs collectionneurs qui ont rassemblé depuis près de cinquante ans les 600 lots qui seront mis en vente par ADER lors du week-end au marteau, salle des ventes Favart à Paris (face à l’opéra Comique). C’est également l’occasion de comprendre pourquoi les origines de ce jeu, aujourd’hui planétaire, sont toujours un sujet de discussion (voir encadré « la saga mondiale du golf » ci-dessous).
La première collection comprend un important ensemble de livres sur le jeu de golf et quelques-uns sur le jeu de mail et les jeux apparentés. La moitié des livres est en français et l'autre moitié en anglais, avec des auteurs aussi renommés que James Barnes, Ben Hogan, Horace Hutchinson, Bobby Jones, Bobby Locke, Arnaud Massy, Sam Snead, Jack White, Harry Wood, etc... La seconde collection, complémentaire, rassemble tout ce qui est clubs, balles, sacs, mais aussi trophées, photos, tableaux et gravures, dont une magnifique estampe originale de Rembrandt datant de 1654 « Le joueur de golf ». Parmi les clubs, une douzaine de « Long Nose » du XIXème siècle, signés Forgan ou autres, et des clubs anciens portant les marques des fabricants et des professionnels qui les diffusaient, mais aussi, pour un bon nombre d'entre eux, le nom du parcours et du joueur auxquels ils étaient destinés. On retrouve ainsi les clubs qui étaient utilisés à l'époque sur une cinquantaine des parcours les plus fameux, en Angleterre, Ecosse, Irlande, Pays de Galles, Etats-Unis, Belgique, France, Algérie, Maroc.
La saga mondiale du golf à travers deux grandes collections On sait que les Romains pratiquaient un jeu appelé « Paganica », avec une balle en cuir remplie de plumes. On retrouve plus tard en Angleterre un jeu similaire appelé « Sambuca ». En France on joue dès le Moyen Age, avec un maillet, au jeu de « Mail ». Le swing, illustré par des gravures de l’époque, ressemble beaucoup à celui du golf. Le jeu vient d’Italie et il passera également en Angleterre où il portera le nom de Pall-Mall ou Pêle-Mêle. Mais depuis le XIIIème siècle on jouait déjà en Hollande au jeu de « Kolv », mot qui, en hollandais, veut dire bâton. Le principe du jeu est toujours le même. Avec un bâton on tape dans une balle, soit sur la glace en hiver, soit dans les prairies à la belle saison, ou même dans les rues de la ville. Au XVème siècle, les marchands hollandais qui viennent avec leurs navires chercher la laine écossaise ne tardent pas à importer sur la côte est de l’Ecosse leur jeu de Kolv, qui devient le « Golf ». Ensuite celui-ci passe en Angleterre et se développe à partir de 1601, date à laquelle le roi James IV se met à jouer au golf, avec passion. A partir de ce moment-là, le golf commence à avoir ses règles et il peut se préparer à prendre son essor planétaire. Il arrivera aux Etats-Unis avec les passagers du « Mayflower » en 1620 et s’installera définitivement en France en 1856, date de la création du golf de Pau, premier parcours réalisé en Europe, en dehors de l’Ecosse.
Concours de putting, essais de clubs et vente-brunch auront lieu à l’occasion du Week-end au Marteau/Weekend at the Auctions, une opération destinée à familiariser le grand public avec les ventes aux enchères, organisée par le SYMEV, le Syndicat des Maisons de Ventes Volontaires, durant le week-end des 27 et 28 mars 2010. Des maisons de ventes dans toute la France, des plus petites aux plus importantes, ainsi que des auctioneers au Royaume Uni, partenaires de l’opération, ouvriront leurs portes au public, créeront des animations, expliqueront les opportunités et les tendances du marché de l’art , et mettront en vente des objets spécialement choisis. |
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