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Guillaume-François LE TROSNE (1728-1780)…

Lot 346
1 000 - 1 500 €

Guillaume-François LE TROSNE (1728-1780)…

Guillaume-François LE TROSNE (1728-1780) avocat, économiste et physiocrate. L.A.S., Paris 15 avril 1775, [à Malesherbes] ; 3 pages in-4 sous chemise moderne cartonnée
Très rare lettre du célèbre physiocrate protestant contre le poids des contributions.
Il évoque une affaire dont sa province l’a chargé de solliciter auprès du Contrôleur général, et qui vient d’être décidée favorablement : « Il s’agit de la taille d’exploitation des vignes qui a toujours été paiée par le vigneron et qu’on vouloit imposer directement sur le proprietaire en execution de l’edit de 1766 »… Il lui soumet un précis de l’affaire, ainsi qu’un mémoire sur « les atteintes portées aux privileges. Cette question n’est pas decidée, elle interesse directement la cour des aides. Je vous supplie de vouloir la prendre en consideration et d’en conferer avec M. Dormesson et M. le control. gl. Je ne scais pas en vertu de quelle loi on commence à imposer les exempts pour leur bois, prés &c et s’il n’y a point de loi formelle, des lettres ne parroissent pas suffire pour detruire d’anciens privileges. Or lédit de 1766 qui est la derniere loi n’en dit rien »…
Il sollicite aussi pour la ville d’Orléans le rétablissement de l’exemption de franc-fief, « impitoiablement » supprimée par l’abbé Terray : « on vouloit de l’argent actuel, et l’on a si bien fait par cette operation grevée de 8 sols pour livre, et par les 5000ll de confirmation de noblesse exigés la meme année, qu’on n’a laissé dans cette pauvre ville (sauf chez les negotians) que les deux sols pour livre de l’argent qui pouvoit etre entre les mains des proprietaires fonciers en 1770, et plusieurs privés de près de deux années de leur revenus ont été reduits a emprunter pour vivre. J’en puis citer un qui a paié 8400ll le roi de Prusse n’est pas plus expert à lever des contributions »…
Il ajoute qu’il joint à sa lettre « une petite plaisanterie que je me suis amusé à faire, et qui contient quelques verités utiles mises à la portée du peuple » [probablement sa Lettre des laboureuses de la paroisse de Noisy, près Versailles, qui sera imprimée en 1777]…
Note autographe de Malesherbes en tête : « sur l’imposition de vignes et sur le franc fief demandé par la ville d’Orléans ».
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