• facebook
  • twitter
  • linkedin
  • art

Partie de Coran, Iran ou Iraq, XIVe siècle…

Lot 95
4 000 - 6 000 €
Résultats avec frais
Résultat: 22 500 €

Partie de Coran, Iran ou Iraq, XIVe siècle…

Partie de Coran, Iran ou Iraq, XIVe siècle
Manuscrit sur papier de 5 lignes de texte par page en écriture naskhi à l’encre noire. Comprend cinq sourates : Les dunes (Al Ahqaf 46), Muhammad (47), La victoire éclatante (Al Fath 48), Les appartements (Al Hujurat 49), Qaf (50). Frontispice en double page présentant une composition de polygones étoilés, garnis de fleurs de lotus dorées sur fond bleu. Encadré par deux compartiments titrés en lettres blanches. Bordure d’arabesques fleuronnées. Il est suivi d’une double page avec la sourate Al-Ahqaf. Texte encadré par deux unwans à lettres blanches sur fond bleu. Nombreux médaillons dans les marges prolongeant les titres de sourates. Reliure en cuir brun à rabat à médaillon central estampé.
État : anciennes restaurations. La dernière page du manuscrit est un remplacement ultérieur. Mouillure.
Reliure : 14,3 x 10,5 cm

A Qur’an section, Ilkhanid Iran or Mamluk Egypt, 14th century

Ce petit manuscrit est particulièrement finement enluminé. Pourtant d’une taille modeste (14,3 x 10,3 cm), la qualité de ses enluminures rappelle les manuscrits les plus importants. Le frontispice est décoré de deux pleines pages de compositions géométriques à l’or sur fond bleu encadrées d’inscriptions en koufique « oriental ». La double page suivante comporte de beaux cartouches de titre en même coufique blanc sur fond bleu, or et noir. Les titres de sourates sont de la même qualité et les marges contiennent de fins médaillons floraux polychromes qui marquent les divisions du texte. Durant le XIVe siècle, ce style d’enluminures est commun aux mondes ilkhanide iranien et mamlouk égypto-syrien. Il est facile de comparer notre manuscrit à un coran mamlouk donné en waqf en 1368 par Khwand Barakah, la mère du Sultan Sha’ban, qui est à la Bibliothèque Nationale du Caire (Martin Lings, The Quranic Art of Calligraphy and Illumination, Westerham, 1976, ill. 77, p. 120). Selon Lings, les lotus présents dans le frontispice d’un autre coran de l’époque de Sultan Sha’ban (ils semblent également apparaître de manière stylisée dans notre frontispice) sont l’illustration directe de l’influence Ilkhanide sur l’art mamlouk (ibid, ill. 64, p. 119). Cependant, les médaillons marginaux en forme de palmettes lobées sont typiquement ilkhanides et d’inspiration chinoise (ibid, ill. 61, p. 119). Ils se rapprochent par exemple du style d’un très beau coran copié par Arghun al-Kamili, daté 1340-41 et conservé au Musée d’Art Turc et Islamique d’Istanbul (The 1400th Anniversary of the Qur’an, Istanbul, 2010, cat. 55, pp. 250-251) et d’un autre, bien plus exubérant, datant de la fin du XIVe siècle et signé par Abdullah al-Sayrafi (ibid, cat. 56, pp. 252-253). Un autre frontispice, très similaire au nôtre, appartenant à un coran ilkhanide, daté 1318, également à Istanbul (ibid, cat. 53, pp. 244-245).
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue