Lot n° 112
Estimation :
1500 - 2000
EUR
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: 1 250EUR
Joseph GALLIENI (1849-1916) maréchal - Lot 112
Joseph GALLIENI (1849-1916) maréchal
L.A.S., Paris 26 novembre 1914, au commandant Capron, sous-intendant militaire à Nice; 4 pages in-8, en-tête Gouvernement militaire de Paris. Cabinet du Gouverneur, enveloppe avec contreseing autogr. et marques postales. Récit de son action lors de la bataille de la Marne. Gallieni a pris le gouvernement militaire de Paris «dans des circonstances graves, puisque les Allemands n'étaient plus qu'à q.q. kil. de nos postes avancés, que le gouvernement me laissait seul en présence d'une population trompée sur la situation par des communiqués mensongers et que notre armée allait être débordée et coupée. Heureusement qu'à ce moment je recevais l'armée Maunoury qui m'arrivait en assez mauvaise posture, puisqu'elle battait en retraite depuis 9 jours et qu'elle avait perdu une bonne partie de ses effectifs et de son matériel. Je la ramenais vers notre front nord et, en 2 jours, je la remettais sur pied au moyen de nos ressources en off., hommes, matériel et munitions. Cela fait, pour parer au danger qui menaçait notre armée, toujours en retraite, je la portais vers St Ouen, sur le flanc droit des Allemands, tandis que j'allais palabrer avec les Anglais, à Melun, pour les décider à arrêter leur mouvement de retraite et à se reporter en avant. L'ennemi, ne s'attendant pas à cette attaque sur son flanc, commençait à marquer un moment de surprise, puis, se décidait à envoyer contre nous successivement 5 de ses corps avec toute leur artillerie lourde. En même temps, par les moyens rapides que me fournissait Paris, autos, taxi-autos, camions, je dirigeais vers le nord, vers Villers-Cotterêts sur les lignes de communication des Allemands, les renforts, que je recevais alors du Sud, une division algérienne, une div. du 4e C. Bref, l'ennemi, menacé à son tour sur son flanc et ses derrières, était forcé de nous livrer les batailles de la Marne, où nous faisions de grosses pertes, mais, lui aussi et enfin, il lâchait le flanc gauche de notre armée et reculait jusqu'à l'Aisne. Je crois d
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