Théophile Alexandre STEINLEN. 6 L.A.S. (« St. »... - Lot 41 - Ader

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Théophile Alexandre STEINLEN. 6 L.A.S. (« St. »... - Lot 41 - Ader
Théophile Alexandre STEINLEN. 6 L.A.S. (« St. » ou « Estellen »), Paris et Jouy-la-Fontaine, 23 juillet-17 août 1923, à sa fille Colette Inghelbrecht-Steinlen ; 13 pages in-8 et in-4, 3 adresses.

Correspondance à sa fille, quelques mois avant sa mort.
23 juillet. Steinlen s’est installé à Jouy-la-Fontaine, avec sa compagne Massa, mais il doit se rendre à Paris « assez fréquemment à cause de ma vieille gueule qui se détraque et que Geoffroy va être obligé de mécaniser à nouveau. J’ai déjà les gencives en capilotade »… 30 juillet, le dentiste lui a extirpé 7 dents, dont certaines « faisaient de la nécrose ». Il suit le voyage de sa fille (avec Roger Désormière) dans le Midi : « Je suis content ma chère Colette de te savoir “bigageant” dans de beaux pays qui t’intéresseront. Pour moi pourtant qui vient de les revoir dans de si bonnes conditions, le Léman, le pays de Vaud, la Savoie sont des patelins incomparables et c’est là que je retournerai le plus souvent possible si faire se peut ». Il lui conseille de pousser jusqu’à Jouques et d’aller voir le peintre Jean Roque et les Gassier à Marseille... 4 août, il retourne à Paris pour sa mâchoire, et déjeune avec Inghelbrecht, « un Inghel point trop déprimé » [Inghel et Colette ont divorcé en 1920]. 14 août, il donne des nouvelles des chats à Jouy : « Avec les chats qui filent, se perdent, se retrouvent ou pas, tous nos voisins s’occupent de nous » ; il fait une description cocasse de ses voisins Bertandeau du domaine “My Home” : « Personne n’y sait l’anglais, mais ça ne fait rien, c’est plus chic, m’a dit Madame ». Leur jardin à la française est « ma-gni-fi-que, si tant magnifique que Bertandeau s’en déclare empoisonné – faut 2 jardiniers – et c’est pas assez » ; et de se plaindre, de la Bourse, de ses enfants, et « ce sacré “my Home” qui bouffe tout ! » Steinlen a fait faire les gros travaux nécessaires à l’installation de la cuisinière que désirait sa fille : « La cuisinière marche et ça c’est définitif. […] Le travail ne marche guère et je crains que nous ne soyons tous à la portion congrue cet hiver. […] J’ai vu Inghel vendredi (et le reverrai vendredi prochain) plutôt ennuyé aussi, le pauvre Inghel – il voudrait bien être à la campagne mais où – et les frais. Rien en perspective de bien réjouissant. Si je ne menais pas une vie un peu abrutie par le jardinage, les travaux à domestiques, je m’effraierais peut-être. Mais je ne sais pourquoi j’ai confiance… On voira »… 17 août, il lui envoie son passeport puisqu’elle doit aller à Lausanne et parle des chats : « Grand puçage des chats à qui Farinette avait largement passé ses hôtes », qu’il espère ne pas ramener à Paris : « à l’atelier ce serait une sale affaire » ; il a déjeuné avec Inghel qu’il a trouvé « en bon état » ; il termine en adressant ses bons souvenirs à Désormière…
On joint une l.a.s. de Germaine Perrin à Colette (8 août 1923) donnant des nouvelles de Biche (Marguerite Steinlen).
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