Histoire

 

Ader, 300 ans d’enchères
 


 

XVIIe siècle       
Louis XIV, à l’origine du premier office  
En 1691, Louis XIV réforme la fonction d’huissier-priseur en leur réservant le monopole des ventes publiques. L’année suivante, en 1692, est institué le tout premier office préexistant à la future maison de ventes Ader.


XVIIIe siècle      

Les ventes de prestige se multiplient 
Sous Louis XVI apparaît pour la première fois le terme de commissaire-priseur. Dès lors, les ventes aux enchères de prestige vont se multiplier au sein de l’office originel de la maison Ader.

XIXe siècle

Les collections de Chopin, Victor Hugo et Sarah Bernhardt
Au XIXe siècle, les collections d’art et le patrimoine mobilier des plus grandes personnalités de l’époque seront dispersés au sein de notre maison de ventes.

Parmi les vacations les plus remarquables figurent celles de la collection de Frédéric Chopin, de Victor Hugo, de la royauté avec la vente des diamants, perles et pierreries provenant de la collection des joyaux de la Couronne lors d’une vacation au palais des Tuileries, et la mise aux enchères d’environ 100 000 bouteilles et 57 fûts de vins provenant des caves des châteaux des Tuileries, de Fontainebleau et de Compiègne, dont la première vacation a lieu au palais du Louvre en 1871. Quelques années plus tard, en 1883, aura lieu la dispersion des effets de célébrités de la Comédie-Française comme la vente des bijoux de Sarah Bernhardt.


1931      

Mise en place de la dynastie Ader
La légende de la famille Ader commence en 1931 avec la nomination de Maurice Ader, puis de son frère Etienne en 1933. « En 1950, l’étude française de Maître Étienne Ader réalisait un chiffre d’affaires en matière de ventes d’œuvres d’art équivalent aux ventes cumulées de Christie’s et Sotheby’s à la même date », rappelait un récent rapport du Sénat.

L’une des plus remarquables ventes organisées par Etienne Ader restera celle de la collection André Lefèvre, au palais Galliera en 1965, qui réunissait 1 000 tableaux des artistes les plus prestigieux de son temps (Picasso, Braque, Miró, Léger, Gris, Modigliani…). Une trentaine de ces œuvres sera léguée aux musées nationaux.

 

1972      
 «
Ader – Picard – Tajan » va dominer le marché de l’art international
La forte augmentation de l’activité de l’étude mène Étienne Ader à s’associer à d’autres confrères. Jean-Louis Picard et Jacques Tajan le rejoignent pour former Ader Picard Tajan, qui va vite devenir la plus importante maison de ventes aux enchères du XXe siècle. Elle domine le marché de l’art français pendant plus de 20 ans. Son activité ne se limite pas seulement à Paris et à la France, mais s’étend à Monaco, Genève, Bruxelles, Tokyo ou encore New York.

Ader Picard Tajan mène ses ventes dans des lieux exceptionnels : sur la tour Eiffel pour mettre aux enchères l’un de ses escaliers hélicoïdaux (de 156 mètres reliant le 2e au 3e étage), à Tokyo pour disperser la collection Daum, au palais d’Orsay (à l’emplacement actuel du musée d’Orsay) pour disperser les collections du paquebot Normandie, dans le hall des usines Peugeot pour une vente d’automobile…

 

2004        
Nouvelle association à l’origine d’une progression constante
Après le départ de Jean-Louis Picard et de Jacques Tajan dans les années 1990, Rémi Ader reste seul à la tête de la société. En 2004, il s’associe à David Nordmann et la maison de ventes enregistre dès lors une croissance continue. Les spécialités historiques sont préservées, comme les tableaux anciens, le mobilier et les objets d’art classiques. L’arrivée de Xavier Dominique, associé depuis 2016 et spécialiste de l’art moderne et contemporain, a permis à la maison de ventes d’être également reconnue pour son expertise dans la création du XXe siècle. Les ventes emblématiques se sont dès lors succédées depuis plus de 15 ans, comme la vente Prévert en 2009, la collection André Bernard autour de Sacha Guitry en 2011, la collection André Level en 2016, celle de Jacques Malatier, érudit et banquier féru d’art des XVIIe et XVIIIe siècles en 2018. La même année, c’est dans la grande salle de l’Opéra Comique que se tient la 50e et dernière vente du célèbre collectionneur et marchand d’estampes Henri Marie Petiet. En 2019, ce sont les créations de Christian Fjerdingstad et la collection Riechers de tableaux anciens qui font l’actualité.

Parmi les plus importantes adjudications enregistrées : un vase impérial chinois datant du règne de l’Empereur Qianlong (1736-1795) adjugé 2,47 millions d’euros.

Au chapitre de l’insolite, un vaisseau soviétique photon témoin direct de la conquête spatiale a trouvé preneur à 86.000 euros, un tronçon d’escalier de la Tour Eiffel s’est vendu 180 000 euros et les actifs des restaurants Kong, designé par Philippe Starck, et de La Fontaine Gaillon, propriété de l’acteur Gérard Depardieu, ont également rencontré de grands succès d’enchères.

 

2020
Une nouvelle filiale spécialisée dans le patrimoine des entreprise
La commissaire-priseur Elsa Joly-Malhomme s’associe avec David Nordmann et Xavier Dominique  de la maison Ader pour créer la première maison de ventes spécialisée dans le patrimoine des entreprises : Ader Entreprises & Patrimoine. Cette nouvelle filiale est notamment chargée des ventes aux enchères des matériels de Radio France et du Palais de la découverte…