Marcel PROUST. L.A.S. « Marcel », [12 ou 13 octobre 1908], à - Lot 118

Lot n° 118
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Marcel PROUST. L.A.S. « Marcel », [12 ou 13 octobre 1908], à - Lot 118
Marcel PROUST. L.A.S. « Marcel », [12 ou 13 octobre 1908], à Louis d’Albufera ; 4 pages in-8 (petit deuil, cachet de réception).Belle lettre après la visite du nouvel l’hôtel d’Albufera, et sur ses placements financiers. Il voulait lui demander un conseil l’autre soir, « et comme je ne te vois guère qu’une fois par an et que je pense à toi beaucoup plus souvent qu’une fois par jour, quand je te vois c’est un tel tumulte de tout cet arriéré de pensées qui se presse que tout ce que j’ai à te dire est oublié ». Il parle de l’hôtel d’Albufera que Louis vient de faire construire avenue Hoche : « Et maintenant qu’en dehors de tout ce que tu étais déjà tu te mêles d’être Mansard, Nolhac et Vaucanson, tu comprends que rien qu’à aligner toutes les interjections, tous les points d’exclamation que m’inspire la série de Rétrospectives exactement anciennes et ultra modernes qu’est le Palais de l’avenue Hoche (qui est aussi le Palais de la Femme, le Palais de la chaussure, le Palais de l’Ombrelle, etc.) et qui unit à l’évocation de l’art du passé, l’anticipation de l’industrie de l’avenir, j’en aurais pour beaucoup plus de temps que nous n’en aurons à causer ensemble jusqu’à ma mort ». Il lui demande un conseil financier : « As-tu dans les conseils que te donne la Maison Heine et ta propre sagacité des idées de placements sûrs et très rémunérateurs 2°) des idées de placements encore plus rémunérateurs et un peu moins sûrs 3°) des idées de spéculation. Tout ceci parce que je vais sans doute vendre beaucoup de titres, ce qui me donnera de l’argent à remployer ». Proust prie son ami, dans la lettre de recommandation du jeune Marcel Plantevignes au marquis de La Bégassière, de ne pas dire du mal de lui, « parce que ces gens sont charmants pour moi mais me connaissant pas et n’ayant pas les mêmes amis que moi croiraient plus facilement le mal ou s le bien, n’ayant pas de contrôle. Depuis que je t’ai vu je n’ai été qu’un râle, souffrant un martyre affreux. Quelle vie ! » Il évoque l’ar
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