ÉLISABETH JOULIA (1925-2003) - ANCIENNE COLLECTION YVONNE BR - Lot 66

Lot n° 66
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ÉLISABETH JOULIA (1925-2003) - ANCIENNE COLLECTION YVONNE BR - Lot 66
ÉLISABETH JOULIA (1925-2003) - ANCIENNE COLLECTION YVONNE BRUNHAMMER Éclosion Vase à embouchure soliflore. Épreuve en grès pyrité. Signé JOULIA vers la base. Hauteur: 26cm Provenance: Ancienne Collection Yvonne Brunhammer. Œuvre acquise directement auprès de cette dernière, qui la tenait directement de l’artiste. Expositions: - Joulia – Céramiques/sculptures 1950 / 1983 – Musée de Saint-Amand-les-Eaux, du 8 octobre au 27 novembre 1983. Notre œuvre exposée lors de cette manifestation. - Pierre Staudenmeyer, la passion céramique – Sotheby’s France, Paris, du 5 au 15 février 2014. Notre œuvre exposée lors de cette manifestation. - N6-N7 – Les Nationales de la Céramique –Écomusée de la Bresse bourguignonne, Château de Pierre-de-Bresse, du 4 avril au 20 décembre 2015. Notre œuvre exposée lors de cette manifestation. - Traits d’union – 70 ans d’expression céramique française (1947-2017) – Hospice de Malrigou, Saint-Jean-d’Estissac, du 1er au 3 juin, du 21 au 29 juillet et du 19 au 26 août 2018. Notre œuvre exposée lors de cette manifestation. - Les Trente Glorieuses – Collection Pascal Marziano1950-1980. Un timbré de céramique –Musée de la Poterie Méditerranéenne, Saint-Quentin-la-Poterie, du 5 avril au 25 octobre 2020. Notre œuvre exposée lors de cette manifestation. Bibliographie: - Joulia – Céramiques/sculptures 1950/1983 – Catalogue de l’exposition organisée au Musée de Saint-Amand-les-Eaux (8 octobre – 27 novembre 1983), Éditions Musée de Saint-Amand-les-Eaux, Saint-Amand-les-Eaux, 1983. Notre œuvre reproduite page 22. - Yvonne Brunhammer, «Surely Valentine» in The World of Interiors – N° d’octobre 2012. Notre œuvre visible sur une photographie reproduite page 302, dans un article consacré à la maison du quartier de Montparnasse que Valentine Schlegel partageait avec Yvonne Brunhammer. - Philippe Chambost, Pascal Marziano et Arnaud Serpollet – 1947-2017, 70 ans d’expression céramique française – Éditions Les livres de l’îlot, Neuvic, 2020. Notre œuvre reproduite pages 6 et 206. - Les Trente Glorieuses – Collection Pascal Marziano – Catalogue de l’exposition organisée au Musée de la Poterie Méditerranéenne, Saint-Quentin-la-Poterie (5 avril – 25 octobre 2020), Éditions Musée de la Poterie Méditerranéenne, Saint-Quentin-la-Poterie, 2020. Notre œuvre reproduite page 33. Bibliographie et œuvre en rapport: Joseph Rossetto – Joulia – Faites entrer l’infini – Éditions Centre céramique Contemporaine, La Borne, 2019. Une variante reproduite page 76. Initialement formée à la fresque aux Écoles des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand et de Paris, c’est à Bourges, auprès du céramiste Jean Lerat (1913-1992) qu’Élisabeth Joulia découvre sa passion profonde pour l’argile, qui ne la quittera plus. En 1949, elle s’installe à La Borne, village du Cher au riche passé potier, connu depuis le XIIIe siècle pour sa production de grès, où sont installés Jean Lerat et son épouse Jacqueline, née Bouvet (1920-2009). Haut lieu de la céramique traditionnelle, La Borne connaît un nouvel essor dans les années 1940 grâce à l’arrivée d’une génération d’artistes qui participent à sa transformation en un foyer de création contemporaine – Joulia sera, aux côtés des Lerat, l’une des figures pionnières de ce retour à la terre. Refusant les conventions formelles et les formes héritées de la tradition, Élisabeth Joulia développe rapidement une pratique libre et instinctive, mêlant tournage, modelage au colombin et déformation. Elle s’éloigne volontairement de la symétrie et des standards esthétiques, pour laisser place à une expression plus organique et viscérale. Chaque pièce porte la trace de ses doigts : elle façonne, comprime, bouscule la matière pour en révéler la vérité; [elle n’a pas besoin d’autres outils que ses mains]. Joulia collecte d’ailleurs elle-même ses engobes dans la nature – sa principale source d’inspiration – et revendique une approche directe et sincère de la terre, sans artifice. Notre important vase, réalisé en 1958, témoigne de son intérêt précoce pour les formes de l’abstraction; une abstraction non pas radicale, mais en résonance avec la nature et le corps humain, envisagé – comme chez les Lerat – comme premier élément de mesure de notre relation au monde. Elle y travaille ainsi un vase à la forme brute, disproportionnée, qu’elle adoucit de contours ronds et organiques. La terre s’impose, habite l’espace. Déstructuré, asymétrique, sensible – il résume à lui seul son ambition plastique et son univers encore en germe. L’œuvre d’Élisabeth Joulia se caractérise par cette abstraction organique, traversée par les formes de la nature et du corps, souvent féminin. Après les séries des Châtaignes et des Éclosions, parmi lesquelles figurent les Roses, elle initiera sa série
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