JEAN LERAT (1913-1992) - Lot 84

Lot n° 84
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Estimation :
2000 - 3000 EUR
JEAN LERAT (1913-1992) - Lot 84
JEAN LERAT (1913-1992) Plis Vase à corps polylobé et méplat. Épreuve en grès émaillé. Signé J. J. LERAT vers la base et porte la mention 687 au feutre sous la base. Hauteur: 19,5cm Provenance: Galerie Capazza, Nançay. Important: Cette œuvre sera incluse au catalogue raisonné de l’œuvre de Jean et Jacqueline Lerat actuellement en préparation. Exposition: Jean et Jacqueline Lerat, une vie sur terre – Galerie Capazza, Nançay, du 29 septembre au 2 décembre 2012. Notre œuvre exposée lors de cette manifestation (n° 33). Bibliographie: Bernard Noël – Jean et Jacqueline Lerat, une vie sur terre – Catalogue de l’exposition organisée à la Galerie Capazza, Nançay (29 septembre – 2 décembre 2012), Éditions Galerie Capazza, Nançay, 2012. Notre œuvre référencée sous le numéro 33 du catalogue et reproduite page 55. Jean Lerat demeure, aux côtés de son épouse Jacqueline, née Bouvet (1920-2009), l’une des figures pionnières et majeures du renouveau de la céramique française de la seconde moitié du XXe siècle. Jean s’installe dès 1941 à La Borne, village berrichon au riche passé potier - Jacqueline rejoint la bourgade en 1943. Le couple formé de deux artistes, s’inspire des traditions locales, nourries de formes utilitaires et d’une imagerie populaire figurative. Très tôt, leurs recherches oscillent entre figuration et abstraction. Marqué par le contexte de la guerre et ses bouleversements, Jean Lerat développe un vaste bestiaire, où l’oiseau — tels le coq, la poule, le paon, ou encore le dindon — devient symbole de la résilience humaine, un thème alors partagé par Pablo Picasso (1881-1973), Georges Braque (1882-1963) ou Henry Moore (1898-1986). Ses figures de cheval, mais aussi de cyclistes, footballeurs ou pêcheurs, évoquent quant à elles la vitalité retrouvée du quotidien et les loisirs du Front populaire. À partir des années 1950, le couple s’oriente vers une simplification des formes. Lorsqu’ils quittent La Borne pour Bourges en 1955, leurs œuvres se structurent autour de géométries élémentaires — ligne, triangle, carré — donnant naissance à des pièces architecturales majeures. Si Jean Lerat n’abandonne jamais totalement la figuration, ses recherches explorent aussi la fragilité du corps, représenté sans visage, parfois déformé et marqué par la souffrance. Toujours liés à la nature et à la matière, Jean et Jacqueline conçoivent la céramique comme un miroir de l’existence, où le geste, la terre et le feu témoignent de « la chair du temps ». L’œuvre de Jean et Jacqueline Lerat, à la fois humaine et intemporelle, incarne ainsi une quête de sens qui dépasse la simple représentation pour rejoindre l’universel.
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