Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923) - Lot 364

Lot n° 364
Aller au lot
Estimation :
10000 - 15000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 30 331EUR
Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923) - Lot 364
Théophile Alexandre Steinlen (1859-1923) Prochainement Tournée du Chat Noir avec Rodolphe Salis. Affiche. 1896. Lithographie. Crauzat496. [980x1370mm]. Impression en couleurs. Exceptionnelle épreuve sur vélin mince, les couleurs très fraîches, entoilée anciennement, revêtue d’un important envoi à la plume et à l’encre de la main de Rodolphe Salis à gauche de la tête du chat: «A nostre bon amy / messire J. Hoche / en témoignage de grande sympathie / Rodolphe Salis / Or ainsi playra t il à nostre bon / camarade messire Hogge de m’excuser / de lui avoir plus haut orthographié / son nom ainsi que celui qui fut grand / general de la Révolution, mais aussy / le mérite t il par ses qualités / de stratégiste bicycliste / R. Salis». Petit arrachement en surface à gauche du mot «avec». Anciennes traces de plis avec minuscules fractures aux angles, occasionnant notamment de très petits manques dans le pelage noir du chat. Petits accidents, plis et déchirures aux bords. Le Chat Noir était un cabaret célèbre de Montmartre. Il fut fondé en novembre 1881 par Rodolphe Salis (1851-1897) au 84 boulevard Rochechouart; il déménagea au 12 rue de Laval (actuelle rue Victor Massé), sur trois étages, en 1885 et dura jusqu’à la mort de Salis en 1897. Selon la légende montmartroise, il fut ainsi nommé car Salis aurait croisé un chat noir lors de sa création. L’enseigne en zinc, un chat noir sur un croissant de lune, fut conçue par Willette. Les poètes et les chansonniers qui s’y produisaient attiraient le tout-Paris. Aristide Bruant y créa sa célèbre balade «Le Chat Noir» en 1884. Le lieu était fréquenté par les artistes tels que Toulouse-Lautrec, Willette, Van Gogh… Henri Rivière y montrait les saynètes de son théâtre d’ombres. Un journal hebdomadaire illustré était produit sur place. Dans les années 1890, Salis entreprit des tournées à travers la France et la Belgique, louant –chose alors novatrice à l’époque– les théâtres et salles où il se produisait. Personnage haut en couleurs, fort en gueule, Salis était aussi réputé pour son énergie que pour sa pingrerie. C’est à Steinlen, arrivé de Lausanne en 1881-1882, installé rue Caulaincourt et grand amoureux des chats, que Salis commanda cette affiche d’un chat majestueux qui toise le spectateur, auréolé d’une sorte de vitrail où s’inscrit une parodie du célèbre cri de guerre médiéval: «Montjoie Montmartre». L’esthétique renvoie à la fois aux estampes japonaises et au théâtre d’ombres d’Henri Rivière.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue