Pierre-Jean DAVID D’ANGERS (1788-1856). L.A.S., Paris, 29 ju - Lot 6

Lot n° 6
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Estimation :
500 - 700 EUR
Pierre-Jean DAVID D’ANGERS (1788-1856). L.A.S., Paris, 29 ju - Lot 6
Pierre-Jean DAVID D’ANGERS (1788-1856). L.A.S., Paris, 29 juillet 1847 ; 2 pages in-4 (un bord un peu effrangé). Au sujet des marbres des Pyrénées, qu’il se réjouirait de voir exploités: ce serait «un avantage immense pour la France et un grand bienfait pour les statuaires parce qu’ils pourraient avoir ce marbre pour 25f. le pied cube tandis que le marbre de Carrare revient de 90 à 100f. […] Si des compagnies se chargeaient de l’exploitation, si le gouvernement prenait l’engagement formel de ne plus faire venir les marbres d’Italie, la France aurait une branche d’industrie de plus. Ce qui nuit aux marbres français, c’est qu’il nous est arrivé à Paris des blocs très défectueux», parce que les carrières sont exploitées par des particuliers. Les carrières d’Italie produisent aussi des morceaux «qu’on est obligé d’abandonner en raison des fils qui les sillonnent». Il cite, parmi les statues en marbre des Pyrénées, le Cincinnatus de Foyatier ; et lui-même vient «de terminer, en marbre de St Béat, le monument du Gal Gobert» au Père-Lachaise, composé «d’un groupe équestre de proportion colossale, et de quatre bas-reliefs» ; il a aussi fait «en marbre de Sost une statue qui est placée sur le tombeau de Marco Botzaris à Missolonghi». Le marbre de Sost est très dur et on peut trouver de beaux morceaux dans les carrières de Louvie et de Gabas, «d’une pâte aussi solide que le Carrare», ainsi que dans le Dauphiné… On joint 3 l.a.s. par le photographe Gaston Braun, Eugène Isabey, et l’architecte Léon Ohnet (à A. Lorentz).
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