CHARLES QUINT (1500-1558). L.S. «Carolus», Valladolid 14 jui - Lot 447

Lot n° 447
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CHARLES QUINT (1500-1558). L.S. «Carolus», Valladolid 14 jui - Lot 447
CHARLES QUINT (1500-1558). L.S. «Carolus», Valladolid 14 juillet 1523, aux administrateurs de la banque de l’Office de San Giorgio; contresignée par G. Argellensis; 1page in-fol., adresse au dos avec sceau aux armes sous papier (petit trou sans toucher le texte); en latin. Protestation contre les méthodes de la banque de Gênes. [Fondé en 1407, l’Office de Saint-Georges, destiné à soutenir les entreprises maritimes de Gênes, devint une des grandes banques d’Europe, prêtant notamment de fortes sommes à Charles Quint. Pour garantir ses prêts, l’Office réclamait un droit d’hypothèque sur des territoires, qu’elle n’hésitait pas ensuite à saisir.] L’Empereur prévient les administrateurs, s’ils tiennent à leur réputation, qu’ils ne devraient pas défendre les intérêts de leur banque au point de cautionner la spoliation injuste de particuliers: «Si existimationem antiquam retinctis, non adeo commoda Montis vestri curare debetis, ut injuria privatorum augeri probetis». Il a pris sous sa protection Jacques, Conrad et Nicolas Spinola, ainsi que leur mère Cornelia, tutrice de ces mineurs. Il demande que ces pupilles spoliés soient pleinement rétablis dans leurs droits, alors que leur père Lucas a été dépouillé par la force, par Octaviano Fulgosio, de la ville dite Pieve, qu’Octaviano a par la suite annexée à la banque pour consolider ses agissements illégitimes: «Iacobum Conradum Nicolinumque Spinulas una cum Cornelia matre pupillorum tutrice in fidem accepimus. Petimusque ut cum Lucas pater de facto ab Octaviano Fulgosio oppido, quod plebem dicunt, spoliatus fuerit, illudque idem oppidum Octavianus ad injuriosa acta sua firmius sancienda, monti vestro applicaverit, acquiori libertate istic constituta, qui pupilli spoliati sunt, in integrum restituantur». Une fois la restitution effectuée, on pourra toujours plaider, selon les lois, statuts et coutumes. L’Empereur considère que cette demande est des plus justes, et relève de l’équité, et il exhorte les administrateurs à préserver leur réputation et à ne pas laisser s’instaurer un précédent permettant à quiconque, par pur caprice, de déposséder quiconque de ses biens: «Hortamur vos, existimationi vostre consulatis, moremque istum revalescere non sinatis, ut libidine cujusque de bonis vestris in dicta causa detrudamimi. Quod si approbatione vestra fieri licuerit, nihil istic erit, quod cuique proprium dici possit».
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