Marcel JOUHANDEAU (1888-1979). Manuscrit...

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Marcel JOUHANDEAU (1888-1979). Manuscrit...

Marcel JOUHANDEAU (1888-1979). Manuscrit autographe, [1947] ; 95 pages petit in-4 inégalement remplies.
Chronique amoureuse inédite. Le manuscrit est rédigé soigneusement, à l’encre bleue ou à l’encre bleue, avec quelques ratures et paragraphes biffés. Il s’agit de pensées amoureuses, de style épistolaire, écrites parfois directement à l’adresse d’un homme, parfois sous la forme familière à Jouhandeau du journal. Seules deux pages sont datées (14 et 16 août 1947). L’homme qui lui inflige ce « supplice infernal » est-il le Michel [ce prénom remplace celui de Richard biffé] dont les dernières pages font mention ? Nous ne pouvons citer ici que quelques extraits de ce texte qui commence ainsi : « Réserve-moi ta joie, tes soupirs de liesse. Hier, j’ai pressenti ce que je peux pour ton bien, même physiquement. Je pèse peu, mais je suis dur comme le fer et fervent comme le feu. Surtout ne pas se méprendre sur ce que j’exige de moi et de toi : point ne s’agit de sous-estimer, de calomnier la chair. Quand je parle de t’élever, de grandir, ce n’est jamais à une amputation, à une circoncision, à une abstinence que je songe, mais bien au contraire à un effort pour être davantage, corps et âme »… Ce sont parfois quelques réflexions isolées sur des pages : « Tout est piège à qui n’est que proie »… « Je n’ai que faire de ta faiblesse, c’est de ta force que je suis amoureux. Si je t’aimais pour moi seulement, je ne serais digne ni de moi ni de toi. […] Si mes lettres sont belles, elles ne le sont que parce qu’elles reflètent en moi ton image. Je ne suis, je ne veux être que l’Eau limpide où tu te mires, mon Narcisse. Serais-je assez fou, pour croire que tu m’aimes ? Tu aimes le nom que je porte, le bruit qu’il fait, l’illusion qui s’y attache. Mais moi ? Mon âme que je t’ai montrée sans défense dans tous mes livres, ma chair, mon visage. Comment m’aimerais-tu ? Je n’en suis pas digne. J’ai vieilli »… Tenu à distance par l’homme qu’il aime, Jouhandeau déplore : « Quand il m’éc
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