Pierre-Samuel DUPONT DE NEMOURS (1739-1817)...

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Pierre-Samuel DUPONT DE NEMOURS (1739-1817)...

Pierre-Samuel DUPONT DE NEMOURS (1739-1817) économiste et homme politique. L.A.S., New York 12 floréal VIII (2 mai 1800), au citoyen Desmousseaux ; 2 pages in-8 remplies d’une écriture serrée, plus une 3e page par sa femme et sa belle-fille, adresse
Très belle lettre de New York sur la situation en France, ses maîtres en économie, et ses projets d’affaires en Amérique.
Il se réjouit des récents événements en France, « qui vous appellent aux grandes places ainsi qu’un nombre considérable des hommes que j’aime et que j’estime le plus. Nous étions et devions être fort las de l’administration des ignorans, des fripons et des sots ». Il se réjouit du Consulat : « Voila un gouvernement qui dans tous ceux à qui l’on y donne part montre beaucoup d’esprit, de vertus, et de lumières. Je l’aurais désiré un peu plus républicain. Mais la noblesse élective que l’on vient d’établir est bien plus républicaine et vaut beaucoup mieux que la noblesse héréditaire. Le Sénat conservatoire est très préférable à la cour des Pairs ; et d’avoir détruit l’ordre du Clergé en rendant les religions parfaitement libres, entièrement hors de l’état, demeurera un bienfait de cette longue et orageuse révolution. Le fait principal et important est qu’avec beaucoup d’hommes de mérite on a beaucoup de bonnes pensées, qui font que beaucoup d’hommes et de femmes vivent dans l’aisance et le bonheur, et font beaucoup d’enfans. C’est là le but et l’objet de tous les gouvernemens. […] Je ne suis plus homme d’État, et ne le redeviendrai que lorsque j’aurai pu fonder une grande fortune pour mes amis, et une société politique pour m’acquitter envers Dieu et les hommes des trésors que m’ont prêté Mr Quesnay et Mr Turgot. J’aurai ici beaucoup plus de succès avec moins de peine que j’avais espéré. J’ai trouvé l’Amérique de tous les partis coalisés pour faire réussir mes projets, et sur un plus grand module que je ne les avais conçus. […] j’aurai du loisir et des forces à consacrer au service particulier de mes amis, pour les affaires qu’un intérêt bien entendu pourrait leur donner en Amérique, au service de l’État pour les approvisionnemens qu’il voudrait y faire, et dont il aurait assuré les fonds d’une manière que mes associés d’Europe trouveraient satisfaisante »…
À la suite, sa belle-fille Françoise Poivre Bureaux-Pusy (1770-1845) et sa femme Françoise (née Robin, et veuve de Pierre Poivre) s’adressent à Mme Desmousseaux.
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