GEORGES JOUVE (1910-1964) - Lot 70

Lot n° 70
Go to lot
Estimation :
8000 - 12000 EUR
Result with fees
Result : 16 900EUR
GEORGES JOUVE (1910-1964) - Lot 70
GEORGES JOUVE (1910-1964) Grenades, pommes, poires, figues, pampres de raisin{CR}Miroir carré aux fruits. L’encadrement composé de pavés en céramique émaillée ; chacun à un décor titre traité en haut-relief et en polychromie sur fond blanc à larges craquelures. Fond en bois et scellement d’origine au dos. Hauteur : 39 cm – Longueur : 39 cm Exposition : N6-N7 – Les Nationales de la Céramique –Écomusée de la Bresse bourguignonne, Château de Pierre-de-Bresse, du 4 avril au 20 décembre 2015. Notre œuvre exposée lors de cette manifestation. Bibliographie :{CR}- Préface de Pierre Bergé, textes de Philippe Jousse et de Norbert Pierlot - Georges Jouve - Éditions Jousse Entreprise, Paris, 2005. Un modèle identique, avec emplacements différents pour de 4 pavés, reproduit page 182.{CR}- Philippe Chambost, Pascal Marziano et Arnaud Serpollet – 1947-2017, 70 ans d’expression céramique française – Éditions Les livres de l’îlot, Neuvic, 2020. Notre œuvre reproduite page 176. Artiste indissociable de la renaissance de la céramique française de la seconde moitié du XXe siècle, Georges Jouve est à l’origine d’une œuvre avant-gardiste, marquée par la pureté formelle ; des lignes simples, précises, justes et élégantes. Formé à l’École Boulle, les événements de la Seconde Guerre mondiale décidèrent de sa rencontre avec le matériau terre. Se réfugiant dans la Drôme, Jouve découvrit les traditions potières des villages de Nyons, connu pour sa production de santons, puis de Dieulefit. Durant ces temps troublés, de nombreux artistes furent dispersés à travers la France, dans l’incapacité d’exercer leur métier de formation – et donc de gagner leur vie. Ils se tournèrent alors vers la poterie, dont les ateliers étaient désertés, pour poursuivre leurs recherches plastiques. S’opéra ainsi durant le conflit et l’immédiat après-guerre un « retour à la terre », réponse à la déconstruction du monde – le recours à ce matériau brut et simple permettant une réintroduction de l’humain au cœur de leurs créations. Introduit à la terre à Nyons, ses premières créations oscillèrent entre tradition locale et tendances modernes, preuves de son univers déjà en germe. Aussi, il adopta l’émaillage à l’alquifoux et commença par réaliser des sujets religieux, des miroirs ou encore des bénitiers – en s’alignant sur la tradition provençale. À la fin du conflit, de retour à Paris où il installe son atelier, il travaille des pièces marquées par une richesse décorative en accord avec le style de l’époque, avant d’explorer de nouvelles formes la décennie suivante : des céramiques aux lignes simples, épurées et monochromes, ainsi que des pièces plus architecturées pour lesquelles il sera particulièrement célébré. Dès ses premières recherches, Jouve affirme une personnalité et une approche de la céramique qui lui sont propres, en avance sur son temps, et qui marqueront toute une génération de céramistes. Son œuvre passe ainsi du figuratif à l’abstraction avant de se réorienter vers une simplification des volumes, associée à l’utilisation de couleurs vives caractéristiques. Très vite reconnu par ses pairs et par les décorateurs, son travail est mis en valeur dans la presse et présenté dans les plus grands salons – à l’instar du Salon des Artistes Décorateurs, du Salon des Arts Ménagers ou encore de la Triennale de Milan. Sa disparition prématurée mit un terme à une œuvre aujourd’hui considérée comme l’une des plus importantes dans l’art céramique français de l’après-guerre.
My orders
Sale information
Sales conditions
Return to catalogue